vendredi, février 5 2010

Voile et autres accessoire

Je suis assez agacé par tout ces débats sur le port du voile.

La liberté de chacun est aussi vestimentaire, tant que la décence n'est pas atteinte. Je suis personnellement plus choqué par les tenues ultra sexy de certaines adolescentes que par le port du voile (je ne parle pas du voile intégral, mais du voile simple, comme celui de certaines de nos religieuses chrétiennes).

Le problème est que l'on confonds allègrement l'accessoire et la religion qu'il est censé représenter.

Interdire au nom de la liberté n'est pas plus tolérable qu'interdire pour opprimer. Dans les deux cas, il y a atteinte a la dignité humaine.

Postuler que le voile islamique est forcement imposé est aussi stupide que de croire que la femme est libérée parce qu'elle porte une mini jupe. Dans les deux cas, elle est victime de l'image qu'elle est censé avoir.

En Occident, une jeune fille est considérée comme fréquentable si elle est sexy et n'a aucun succès auprès des hommes si elle cache ses attributs féminins. C'est aussi un forme d'aliénation, consciente ou pas. Le formidable développement du porno est la conséquence de cette imagerie féminine. c'est a mon sens tout aussi anti féministe que le voile imposé. Et pourtant personne n'ose interdire le porno, et personne ne va interdire le port de vêtement sexy sous prétexte qu'il emprisonne la femme dans le rôle d'objet de désir.

Le voile islamique relève aussi de l'image de la femme, et son port ou non va conditionner la vie de celle ci dans certaines sociétés ou certain groupes sociaux. Qu'on l'interdise ou non n'y changera rien.

La liberté est avant tout spirituelle, le code vestimentaire n'est qu'un des aspect de l'apparence sociale que l'on veut avoir.

Cessons donc de dire tout et n'importe quoi et laissons chacun avoir l'illusion d'être libre.

dimanche, janvier 31 2010

Fernando Pessoa

Fernando pessoa est le poète portugais.
Son oeuvre est a la fois multiforme, puisqu'écrite sous diverses identité et pourtant unique.
Il faut lire le livre de l'intranquillité ou le Le Gardien de troupeaux et Le Berger amoureux. Tout ces textes sont plein de nostalgie, proche de fado, de ce sentiment de mélancolie

Il décrit son mal être, sa quète d'identité quelquefois mystique et inclassable. Il fait partie des artistes maudits ayant atteint la gloire, le statut d'écrivain majeur après sa mort. Hormis quelques texte dans des revue, il n'a en effet quasiment rien publié de son vivant. Et pourtant, quel poète, quel artiste !

Pessoa est pour moi le Poète. Il fait partie de ces ecrivain que je mettrais sans me poser de questions dans ma bibliothèque idéale.




Bureau de Tabac

Je ne suis rien
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

Fenêtres de ma chambre,
de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée
(et si l'on savait ce qu'elle est, que saurait-on de plus ?),
vous donnez sur le mystère d'une rue au va-et-vient continuel,
sur une rue inaccessible à toutes les pensées,
réelle, impossiblement réelle, précise, inconnaissablement précise,
avec le mystère des choses enfoui sous les pierres et les êtres,
avec la mort qui parsème les murs de moisissure et de cheveux blancs les humains,
avec le destin qui conduit la guimbarde de tout sur la route de rien.

Je suis aujourd'hui vaincu, comme si je connaissais la vérité;
lucide aujourd'hui, comme si j "étais à l'article de la mort,
n'ayant plus d'autre fraternité avec les choses
que celle d'un adieu, cette maison et ce côté de la rue
se muant en une file de wagons, avec un départ au sifflet venu du fond de ma tête,
un ébranlement de mes nerfs et un grincement de mes os qui démarrent.

Je suis aujourd'hui perplexe. comme qui a réfléchi, trouvé, puis oublié.
Je suis aujourd'hui partagé entre la loyauté que je dois
au Bureau de Tabac d'en face, en tant que chose extérieurement réelle
et la sensation que tout est songe, en tant que chose réelle vue du dedans.

J'ai tout raté.
Comme j'étais sans ambition, peut-être ce tout n'était-il rien.
Les bons principes qu'on m'a inculqués,
je les ai fuis par la fenêtre de la cour.
Je m'en fus aux champs avec de grands desseins,
mais là je n'ai trouvé qu'herbes et arbres,
et les gens, s'il y en avait, étaient pareils à tout le monde.
Je quitte la fenêtre, je m'assieds sur une chaise. A quoi penser ?

Que sais-je de ce que je serai, moi qui ne sais pas ce que je suis ?
Etre ce que je pense ? Mais je crois être tant et tant !
Et il y en a tant qui se croient la même chose qu'il ne saurait y en avoir tant !
Un génie ? En ce moment
cent mille cerveaux se voient en songe génies comme moi-même
et l'histoire n'en retiendra, qui sait ? même pas un ;
du fumier, voilà tout ce qui restera de tant de conquêtes futures.
Non, je ne crois pas en moi.
Dans tous les asiles il est tant de fous possédés par tant de certitudes !
Moi, qui de certitude n'ai point, suis-je plus assuré, le suis-je moins ?
Non, même pas de ma personne...
En combien de mansardes et de non-mansardes du monde
n'y a-t-il à cette heure des génies-pour-soi-même rêvant ?
Combien d'aspirations hautes, lucides et nobles -
oui, authentiquement hautes, lucides et nobles -
et, qui sait ? réalisables, peut-être...
qui ne verront jamais la lumière du soleil réel et qui
tomberont dans l'oreille des sourds ?

Le monde est à qui naît pour le conquérir,
et non pour qui rêve, fût-ce à bon droit, qu'il peut le conquérir.
J'ai rêvé plus que jamais Napoléon ne rêva.
Sur mon sein hypothétique j'ai pressé plus d'humanité que le Christ,
j'ai fait en secret des philosophies que nul Kant n'a rédigées,
mais je suis, peut-être à perpétuité, l'individu de la mansarde,
sans pour autant y avoir mon domicile :
je serai toujours celui qui n'était pas né pour ça ;
je serai toujours, sans plus, celui qui avait des dons ;
je serai toujours celui qui attendait qu'on lui ouvrît la porte
auprès d'un mur sans porte
et qui chanta la romance de l'Infini dans une basse-cour,
celui qui entendit la voix de Dieu dans un puits obstrué.
Croire en moi ? Pas plus qu'en rien...
Que la Nature déverse sur ma tête ardente
son soleil, sa pluie, le vent qui frôle mes cheveux ;
quant au reste, advienne que pourra, ou rien du tout...

Esclaves cardiaques des étoiles,
nous avons conquis l'univers avant de quitter nos draps,
mais nous nous éveillons et voilà qu'il est opaque,
nous nous éveillons et voici qu'il est étranger,
nous franchissons notre seuil et voici qu'il est la terre entière,
plus le système solaire et la Voie lactée et le Vague Illimité.

(Mange des chocolats, fillette ;
mange des chocolats !
Dis-toi bien qu'il n'est d'autre métaphysique que les chocolats,
dis-toi bien que les religions toutes ensembles n'en apprennent
pas plus que la confiserie.
Mange, petite malpropre, mange !
Puissé-je manger des chocolats avec une égale authenticité !
Mais je pense, moi, et quand je retire le papier d'argent, qui d'ailleurs est d'étain,
je flanque tout par terre, comme j'y ai flanqué la vie.)
Du moins subsiste-t-il de l'amertume d'un destin irréalisé
la calligraphie rapide de ces vers,
portique délabré sur l'Impossible,
du moins, les yeux secs, me voué-je à moi-même du mépris,
noble, du moins, par le geste large avec lequel je jette dans le mouvant des choses,
sans note de blanchisseuse, le linge sale que je suis
et reste au logis sans chemise.

(Toi qui consoles, qui n'existes pas et par là même consoles,
ou déesse grecque, conçue comme une statue douée du souffle,
ou patricienne romaine, noble et néfaste infiniment,
ou princesse de troubadours, très- gente et de couleurs ornée,
ou marquise du dix-huitième, lointaine et fort décolletée,
ou cocotte célèbre du temps de nos pères,
ou je ne sais quoi de moderne - non, je ne vois pas très bien quoi -
que tout cela, quoi que ce soit, et que tu sois, m'inspire s'il se peut !
Mon coeur est un seau qu'on a vidé.
Tels ceux qui invoquent les esprits je m'invoque
moi-même sans rien trouver.
Je viens à la fenêtre et vois la rue avec une absolue netteté.
Je vois les magasins et les trottoirs, et les voitures qui passent.
Je vois les êtres vivants et vêtus qui se croisent,
je vois les chiens qui existent eux aussi,
et tout cela me pèse comme une sentence de déportation,
et tout cela est étranger, comme toute chose. )

J'ai vécu, aimé - que dis-je ? j'ai eu la foi,
et aujourd'hui il n'est de mendiant que je n'envie pour le seul fait qu'il n'est pas moi.
En chacun je regarde la guenille, les plaies et le mensonge
et je pense : « peut-être n'as-tu jamais vécu ni étudié, ni aimé, ni eu la foi »
(parce qu'il est possible d'agencer la réalité de tout cela sans en rien exécuter) ;
« peut-être as-tu à peine existé, comme un lézard auquel on a coupé la queue,
et la queue séparée du lézard frétille encore frénétiquement ».

J'ai fait de moi ce que je n'aurais su faire,
et ce que de moi je pouvais faire je ne l'ai pas fait.
Le domino que j'ai mis n'était pas le bon.
On me connut vite pour qui je n'étais pas, et je n'ai pas démenti et j'ai perdu la face.
Quand j'ai voulu ôter le masque
je l'avais collé au visage.
Quand je l'ai ôté et me suis vu dans le miroir,
J'avais déjà vieilli.
J'étais ivre, je ne savais plus remettre le masque que je n'avais pas ôté.
Je jetai le masque et dormis au vestiaire
comme un chien toléré par la direction
parce qu'il est inoffensif -
et je vais écrire cette histoire afin de prouver que je suis sublime.

Essence musicale de mes vers inutiles,
qui me donnera de te trouver comme chose par moi créée,
sans rester éternellement face au Bureau de Tabac d'en face,
foulant aux pieds la conscience d'exister,
comme un tapis où s'empêtre un ivrogne,
comme un paillasson que les romanichels ont volé et qui ne valait pas deux sous.

Mais le patron du Bureau de Tabac est arrivé à la porte, et à la porte il s'est arrêté.
Je le regarde avec le malaise d'un demi-torticolis
et avec le malaise d'une âme brumeuse à demi.
Il mourra, et je mourrai.
Il laissera son enseigne, et moi des vers.
A un moment donné mourra également l'enseigne, et
mourront également les vers de leur côté.
Après un certain délai mourra la rue où était l'enseigne,
ainsi que la langue dans laquelle les vers furent écrits.
Ensuite mourra la planète tournante où tout cela est arrivé.
En d'autres satellites d'autres systèmes cosmiques, quelque chose
de semblable à des humains
continuera à faire des espèces de vers et à vivre derrière des manières d'enseignes,
toujours une chose en face d'une autre,
toujours une chose aussi inutile qu'une autre,
toujours une chose aussi stupide que le réel,
toujours le mystère au fond aussi certain que le sommeil du mystère de la surface,
toujours cela ou autre chose, ou bien ni une chose ni l'autre.

Mais un homme est entré au Bureau de Tabac (pour acheter du tabac ?)
et la réalité plausible s'abat sur moi tout soudain.
Je me soulève à demi, énergique, convaincu, humain,
et je vais méditer d'écrire ces vers où c'est l'inverse que j'exprime.
J'allume une cigarette en méditant de les écrire
et je savoure dans la cigarette une libération de toutes les pensées.
Je suis la fumée comme un itinéraire autonome, et je goûte, en un moment sensible et compétent,
la libération en moi de tout le spéculatif
et la conscience de ce que la métaphysique est l'effet d'un malaise passager.

Ensuite je me renverse sur ma chaise
et je continue à fumer
Tant que le destin me l'accordera je continuerai à fumer.

(Si j'épousais la fille de ma blanchisseuse,
peut-être que je serais heureux.)
Là-dessus je me lève. Je vais à la fenêtre.

L'homme est sorti du bureau de tabac (n'a-t-il pas mis la
monnaie dans la poche de son pantalon?)
Ah, je le connais: c'est Estève, Estève sans métaphysique.
(Le patron du bureau de tabac est arrivé sur le seuil.)
Comme mû par un instinct sublime, Estève s'est retourné et il m'a vu.
Il m'a salué de la main, je lui ai crié: "Salut Estève !", et l'univers
s'est reconstruit pour moi sans idéal ni espérance, et le
patron du Bureau de Tabac a souri.

lundi, janvier 25 2010

Igor Konak

Étant amateur de graphisme sous toutes ses formes, j'aime bien partager mes découvertes. Voici : Igor Konak.
son portrait sur le site d'Alain Ponçon, un artiste ami.



Trois Buveurs de Bière - Acrylique sur medium gravé, 40 x 50 cm.



Musiciens - acrylique sur bois, 50 x 70 cm



Chanson de ma Jeunesse - Acrylique sur medium gravé, 40 x 50 cm.

jeudi, janvier 21 2010

Le M'sieur & le p'tit gas

Tu dois travailler

J’voudrais bien m’sieur

Tu ne dois pas te reposer
Tu dois consommer

J’voudrais bien m’sieur

Tu dois cotiser pour les anciens

J’voudrais bien m’sieur

Tu dois cotiser pour les pauvres

Mais je suis pauvre m’sieur

Alors
Tu dois avoir peur des étrangers

pourquoi m’sieur ?

Tu dois haïr leur enfants

Les miens jouent avec les leurs m’sieur…

Tu doit fuir leurs femmes

pourquoi ne puis-ja aimer qui je veux, m’sieur ?
pourquoi je devrais avoir peur des autres ?


car
Il vont te prendre ta richesse

Laquelle m’sieur

Ils vont te voler ton travail

Lequel m’sieur

Il vont te voler ta terre

Laquelle m’sieur

Ils vont envahir ton pays

Quel pays m’sieur ?

Tu dois être patriote !

Comment faire m’sieur ?

Pour cela
Tu ira voter au printemps

Pourquoi m’sieur ?

Un candidat tu choisiras

Pourquoi m’sieur ?

Un président tu éliras

Pourquoi m’sieur ?

Car il te chérira et te protégera

J’en crois rien m’sieur

Tu es un idiot

J’en crois rien m’sieur.

Tu es un ignorant

J’en crois rien m’sieur

Tu es le peuple

C’est vrai m’sieur
Et vous aurez beau parler m’sieur
Vous aurez beau essayer
De me faire croire a vos promesses
J’obéirais a ma conscience m’sieur


C’est quoi ça p’tit gas ?

Un truc que vous ne pouvez connaître m'sieur...

dimanche, janvier 17 2010

La dictature du temps de travail

Je n'arrive pas a comprendre cette obsession du temps de travail que l'on a en France. Il faut absolument "faire des heures" pour espérer un jour faire parti des cadres, ou simplement avoir quelques responsabilités. Pourquoi faudrait-il absolument mettre fin a toute vie familiale ou sociale dès que l'on veut progresser professionnellement ? C'est aberrant, mais un type qui brassent de l'air pendant 12, 13 voir quatorze heures par jour a plus de chance de se voir offrir une promotion que son voisin qui bosse 8 heures mais est ultra efficace.

On ne juge jamais les gens sur leur réelle efficacité, qui il est vrai n'est pas toujours facile a voir, mais sur les apparences et sur leur soi disant disponibilités.

On a ainsi toute une génération de jeunes ingénieurs super diplômé et super motivé, mais ... bien moins efficace que les anciens qui grâce à leur expérience avait acquis de bonnes méthodes de travail.

Je le vis et vois tous les jours que Dieu fait et ça me désole, car cette adoration du temps de présence sur le lieu de travail, est complètement en opposition avec les nouvelles technologies qui nous offrent des possibilité de travail a domicile par exemple, ou sur des lieux déportés, pas toujours visibles par la hiérarchie, mais souvent mieux adapté au besoins professionnels.

Pourquoi par exemple faut-il absolument bosser huit heures d'affiler alors que l'on serait peut-être plus efficace en travaillant en pointillés ?

Pourquoi être présent en un lieu précis (le bureau par exemple) alors que l'on pourrait tout aussi bien faire la même chose ailleurs, dans un lieu plus adapté (chez le clients par exemple, chez soi, ou sur un chantier) ?

samedi, janvier 16 2010

complainte d'un carré

Je suis un carré

Pourtant je voulais être rond

rond comme le soleil
comme les bulles de savon
qui s'envolent avec le rire des enfants
dans le ciel

Je suis un carré

Pour faire plaisir
a mon père
pour plaire
à ma mère
au monde entier
qui préfère les boites
plus facile a ranger

Je suis un carré
malheureux
mais bien formaté
pour le plus grand plaisir de la société.

dimanche, janvier 10 2010

Tony Abeyta

Tony Abeyta est un artiste Navajo né en 1965 à Gallup au Nouveau Mexique. Dès son plus jeune age, il a proclamé son désir de devenir artiste.
Il a étudié dans diverses école d'art, notament l'institut des Beaux Arts de Chicago, puis de Baltimore. Il a poursuivi à l'université de New York




Rock People



Entrance to the Underworld



Mother Earth, Father Sky, Moon.



Night Watchers - Diptych



Trio



Yei Twin

samedi, janvier 9 2010

La jeunesse

La jeunesse ne se mesure pas seulement a l'age de nos artères.

Bien des jeunes gens ont une tournure d'esprit si rigide que leur vie intellectuelle sent le cadavre. Ils sont tellement entré dans le moule social qu'il n'est plus guère possible d'en faire autre chose que des statues de style antique. Des copies conformes de leurs parents, ancètres, ou modèles.

Ils sont des monuments érigés à la gloire du politiquement correct.

Ce n'est pas vraiment un problème en soi, chacun se fige quand il le désire, sauf quand .. ces jeunes gens vous narguent avec leur age, vous faisant passer pour des antiquités.

C'est un peu comme si la copie d'un tableau renaissance se moquait d'un Picasso sous prétexte que le copieur l'a crée après le dit Picasso.

La jeunesse, la vraie se mesure au degré de compromission que nous sommes près a avoir pour s'oublier. Ou plutôt, on commence a vieillir quand les rêves de la société commencent a remplacer les nôtres. C'est en tout cas ma conception des choses et de mon point de vue, bien des enfants sont déjà très très vieux. Ils sont tellement formatés qu'il n'y a pas grand chose de novateur a en tirer.

C'est bien dommage car le monde a vraiment besoin de nouveauté, de fraicheur, pas de petits soldats gardiens de la bonne pensée.

Pan Xiaoling

Née en 1956, cette artiste chinoise est issu du mouvement des peintres paysans du district de Huxian.
Ce mouvement artistique est apparu dans les années 50 quand les communistes chinois ont encouragé les paysans à peindre, leur leitmotiv étant le suivant : "le peuple a besoin de l'art, l'art a besoin du peuple".
Au delà de la volonté issue de la revolution culturelle, ce mouvement plonge ses racines dans la culture chinoise, et notament le tradition de dessiner des cartes de nouvel an.


Pan Xiaoling fut une des premières femmes peintre chinoise a vivre de son art et à avoir un rayonnement depassant les bornes de son pays natal. Elle fut la première, dans son village à s'équiper d'un ordinateur et à vendre ses oeuvres grace au Net.










jeudi, janvier 7 2010

les jeunes loups

Ils sont jeunes et beau

ils sont jeunes et c..

ils sont

ou ne sont pas plutôt

car au fond

rien

alors ils sont autoritaires

ils tapent du poing

pour ne pas oublier

qu'ils ne sont

rien

mardi, janvier 5 2010

Patrick Henry

Une bio de l'artiste tout en humour.
Un artiste sans pretentions, un artiste du dimanche un peu excentrique comme je les aime. A découvrir d'urgence. ici










dimanche, janvier 3 2010

De la parité

La parité homme femme ne pourra être pleine et entière qu'a partir du moment où les hommes ne seront plus mis a l'écart de l'éducation des enfants. Cela a des conséquences sociales, surtout pour les petits garçons qui inconsciemment mémorise le fait que ce sont les mamans qui s'occupent des enfants, les hommes étant occupés par des activités plus "viriles".

Mon propos risque peut-être de surprendre, voir de choquer, mais prenez la peine d'y réfléchir. 

J'affirme que dans notre société, l'homme est encore trop souvent mis inconsciemment a l'écart de l'éducation des enfants, et que si il ne va pas par lui même s'imposer dans celle ci, il n'aura pas le droit de citer. Ou si peu... On le cantonne bien souvent a un rôle d'amuseur public ou de gendarme. Et le pire, c'est que la plupart des mâles s'en accommode très bien.

On le voit bien dès qu'une séparation a lieu, la plupart du temps la garde est confiée à la mère avec pour le père le rôle de porte monnaie et de nounou le week end. Il y a d'ailleurs beaucoup d'hommes qui accepte cela sans broncher, pensant que c'est normal ou plutôt que c'est la tradition.

C'est bien dommage, car on se retrouve dans une situation ou personne n'est satisfait, enfants, père et mère, et surtout ça n'arrange pas du tout la situation des femmes, qui si elles "gagnent" le droit d'élever leurs enfants, perdent a coté leurs chances de devenir l'égal de l'homme, puisqu'elles sont traitées différemment.

La parité voudrait qu'après une séparation, la garde des enfants soient alternée dans la mesure du possible. C'est plus compliqué a mettre en œuvre, Ça oblige les "séparés" a une entente, ça oblige les pères a s'impliquer dans l'éducation de leur progéniture, et ça oblige les femmes a sortir de ce rôle de mère imposé par l'éducation et la société pour mieux les museler.

Tout cela peu sembler être un combat d'arrière garde, face aux droits qu'on encore a acquérir les femmes pour être sur un pied d'égalité avec les hommes, mais c'est en fait la base, les fondations qui stabiliseront leurs acquis sociaux présents et futurs.

jeudi, décembre 31 2009

voeux en forme de souhaits

bonne et heureuse année deux mille dix a tous les rêveurs, a tous les fous, a tous les révoltés

bonne et heureuse année a tous ceux qui n'ont pas baissés les bras face aux inégalites, aux injustices et autres absurdités d'un monde humain mais tellement inhumain au fond

bonne santé a tous les combattants de la liberté, a tous les engagés de l'armée des bonnes âmes, pour ne pas dire du salut

plein de bonnes choses a tout les enfants et a ceux qui ont gardé une âme juvénile, une âme libre et pleine d'imagination.

et puis, bonne année a tous les autres car, a près tout, on n'est pas des sauvages.

samedi, décembre 26 2009

Diabolisation de la liberté

La liberté de pensée, de mœurs, est toujours diabolisée, ce n'est pas nouveau.

Dans les années 60, il y a eu l'horrible rock'n'roll qui n'a obtenu un droit de citer, qu'édulcoré, modifié, vidé de sa substance révolte. et encore...

Puis vinrent les affreux hippies, ces pourfendeurs de la morale, ces obscènes ennemis de la jeunesse, que l'on a écarté des médias a grands coups d'anathèmes avant de récupérer leur look improbable pour en faire du disco commercial et plus politiquement correct parce que vide de contenu.

Alors arrivèrent, les méchants punk, le mouvement grunge, l'horrible rap, le métal et toujours ... rien ou si peu dans les médias dit traditionnel, vous savez ceux autorisés officieusement par le pouvoir. Ceux qui sont censés représenter la ménagère de plus de 50 ans (vous notez que l'on parle pas de son compagnon) ou les adolescentes pré pubères ou leurs ancêtres adulescentes ménopausées, bref la soi disant moralité face au voyou qui osent contester, contredire la bonne pensée ambiante.

Aujourd'hui, il y a l'horrible internet et sa liberté incontrôlable, son ton hautain, sa critique des mêmes médias traditionnels et toujours comme réponse la diabolisation, la pseudo dissolution de notre jeunesse.

Tout cela pue, tout cela sent le moisi horrible de la pensée non aérée, tout cela empeste la peur de perdre ces petits avantage officieusement acquis.

mardi, décembre 22 2009

Microsoft enfn pénaliser

pour ses méthodes plus que douteuses, (voir ici ou ) je suis même plutôt surpris que ce type de condamnation n'ai pas été prononcé avant.

la plupart des produit de la firme de Redmond sont très fortement inspirés par ce qui se fait chez la concurrence (par exemple l'évolution d'IE qui suit étrangement celle de Firefox), ce n'est pas forcement condamnable, ce qui l'est c'est cette tendance a s'approprier des idées venues d'ailleurs pour anéantir la concurrence au lieu de jouer le jeux des produits libres qui redistribuent largement leur idées eux....

Ne soyons pas dupes, je suis persuadé que le géant de l'informatique, va trouver le moyen de bluffer son monde et contourner la condamnation, mais c'est bon pour le symbole.

Les copieurs, qu'elle que soit leur pouvoir financiers, doivent au moins avoir la décence de donner une contrepartie aux créateurs de produits copiés.

Car qui croit encore de Micro$ est créateur de produits innovants ? bon commercial certes, mais certainement pas a la pointe du progrès.

argent





L'argent est une arme de destruction massive.

samedi, décembre 19 2009

Coeurs froids

Le froid a envahi l'extérieur, le froid a envahi le monde, figeant les sentiments, durcissant les cœurs.

La neige a blanchi le paysage et tous rentrent chez soi, n'écoutant que son envie de chaleur.

Personne ne voit les pauvre hères qui errent dans les rues, une bouteille a la main pour se réchauffer le corps et l'âme.

La plupart préfèrent ne pas savoir, oublier leur chance de faire partie de ceux qui ont le droit d'avoir un toit, même petit, même minable.

Un chanteur affirmait que les gens du nord ont soi disant dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors mais les choses ont bien changées depuis que les places au soleil se font rares, depuis que le marché fait la loi, depuis que le fruit du travail n'est plus un acquis mais une faveur des employeurs, depuis que l'identité d'un peuple libre se discute dans les forum, sur les places publique.

Depuis que les gouvernants ne sont plus là pour les gouvernés, mais plutôt pour gérer des portes monnaies, ou pour fermer des portes

Mais je délire, je dérive comme un flocon de neige, je m'accroche comme tous a mon cadre de vie tout en sachant que, au fond de moi, au fond de mon cœur j'ai honte, je ne sais plus quoi dire quand le regard innocent de ma fille me demande pourquoi certains doivent vivre dehors.

mercredi, décembre 16 2009

Robert Wyatt - Sea Song

Robert Wyatt, ex batteur de Soft Machine et de Matching Mole, abandonne sa carrière en groupe à la suite d'un grave accident qui le laissera hemiplégique.



Il commence alors une carrière solo avec un premier album superbe : Rock Bottom, qui sera grand prix de disque Charles Cros, produit par Nick Mason, avec notamment Mike Oldfield. L''oeuvre est atypique, planante, de la musique atmosphérique servi par la voix enivrante de Wyatt. Un chef d'oeuvre qui mériterait d'être plus connu. Sea Song est extraite de cet album.
Annie Whitehead, est une artiste de studio, elle joue du trombonne et a notament collaborée avec Joe Jackson, Elvis Costello, Joan Armatrading, Chis Rea. Bananarama ou Blur.

lundi, décembre 14 2009

promesse faite à 17 ans

On est pas serieux quand on a 17 ans, disait le poète en son temps. Peut-être avait-il raison.

Je me souviens qu'a cet age ingrat, j'avais, avec quelques-uns de mes amis d'alors, fait la promesse de ne jamais oh grand jamais, acheter d'album de Johnny Halliday.

Nous avions en horreur ce qu'il représentait, de sa musique pseudo-rock, copie de succès américains.

A cet age, aux prémisses d'une vie d'adulte, Johnny était pour nous l'incarnation du beauf, de cette France qui se rassure avec des "nous avons nous aussi notre Elvis". De cette France qui a loupé la révolution pop'n'rock et se rachète une image en créant un rockeur-copieur local.

C'est con, mais je fais partie de la génération Téléphone, Thiéfaine, Higelin, sans parler de Ange.

Pour nous Johnny c'était de la soupe face au débordements créatifs de ceux ci.

Il y a maintenant 17 ans que je n'ai plus 17 ans, et si je n'ai pas changé d'avis quand a la musique de Johnny, j'ai appris a respecter le personnage, a respecter son charisme. Il fait partie selon moi des artistes qui ne sont peut-être pas de grand créateurs, des novateurs, mais qui ont su rester humain, proche de leur public.

Je n'achèterais toujours pas d'album de Johnny (faut pas trop en demander tout de même), mais je dis tout de même chapeau l'artiste, car a 2 fois 17 ans on est un peu moins extrémiste, et peut être un peu plus serieux (?)

samedi, décembre 12 2009

Mademoiselle K

Elle a du talent cette demoiselle, vous ne trouvez pas ?

- page 1 de 51