Par Michel CATELIN le samedi, juillet 3 2010, 06:39 - vertiges
...a l'usage des salopards
(tout ceci est a prendre au second, voir troisième degré, bien entendu)
prend un homme fais le rêver, saliver donne lui l'espoir, de devenir quelqu'un, d'influer sur le cours des chose parle lui des paradis sucrés emplis de vahinés, de geisha soumises qui n'attendent que sa venue
puis lentement commence a détruire son bel univers petit a petit, détruit l'armure qui protège son cœur n'oublie pas de noyer son cerveau au préalable dans un mélanges d'idées de certitudes irrationnelles
quand il a bien mijoté frappe au cœur l'homme est près a expulser sa haine
il ne te reste plus qu'a fuir pour éviter son courroux
Par Michel CATELIN le lundi, juin 28 2010, 11:56 - nausées
...gueule.
Excusez moi pour le langage fleuri, mais : Je viens d'être gentiment mis sur la touche et ça a un peu de mal a passer.
Tout a commencé par un mail dans lequel je listais une série de problèmes que nous rencontrons sur le chantier en cours. Il s'agissait dans mon esprit d'une liste de points bloquants à élucider pour faire avancer les choses.
L'ennui, c'est que ma hiérarchie a très mal pris les chose, et m'a renvoyé dans mes buts, en me disant, de façon très courtoise, limite faux-cul si vous voyez ce que je veux dire, de m'occuper de mes affaires... car, a bien y réfléchir, mon boulot n'était pas si bien fait que cela.... et donc qu'avant de critiquer je ferais mieux de balayer devant ma porte.
Classique, comme dirait Béart :
Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié
D'abord on le tue
Puis on s'habitue
On lui coupe la langue on le dit fou à lier
Après sans problèmes
Parle le deuxième
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté.
J'ai été bien naïf de croire que l'on pouvait simplement dire (et surtout écrire) les choses pour faire avancer le schmilblic.
Comme toujours, dès qu'il y a problème, tout le monde se défile et personne n'ose jamais remonter les choses à la hiérarchie, c'est humain.
L'ennui c'est que j'ai plutôt un tempérament a aller de l'avant et a faire bouger les choses, plutôt qu'a attendre que les problèmes se résolvent tout seul (chose que je n'ai jamais vu personnellement).
Tout cela va s'arranger, je n'en doute pas, mais cela reflète à mon avis un état d'esprit typiquement français. Je m'explique.
Ma hiérarchie est composée de jeunes ingénieurs aux dents acérées. je suis issu du bureau d'étude, et même si j'ai pas un peu de bouteille dans le métier, je ne sort pas du moule habituels des cadres, et depuis que j'assiste ces messieurs, il me font bien sentir que je ne suis pas du même monde qu'eux. (pour corser le tout, ils sont tous issu des classes moyennes, et moi je viens d'un milieu de paysans et d'ouvriers)
En France, si t'as pas le diplôme, tu ne joue pas dans la même cours que ceux qui l'ont. Il y a bien quelques autodidacte qui gravissent l'échelle sociale, mais ils doivent se battre deux fois plus que ceux qui sortent du sérail.
Le poids des conventions est plus que jamais d'actualité et on aura beau dire, mais la lutte des classe est loin d'être finie, même si elle a pris des formes bien différentes de celle qui étaient en vigueur depuis le 19e siècle. On est de plus es plus dans une lutte de l'individu face au système.
Par Michel CATELIN le mardi, juin 22 2010, 13:39 - nausées
Je suis assez ulcéré par la façon dont on traite les joueurs de l'équipe de France. Ce serait des enfants gâtés, des capricieux etc...
On a tous vécu des moments ou nos supérieurs, incapable de prendre leurs responsabilités, rejetaient tout les problèmes sur les exécutants, vous savez ceux qui vont au front, ceux qui bossent etc...
Il est bien connu que les guerres sont perdues par la faute des soldats et gagnées grâce aux généraux....
Soyons sérieux, les joueurs, aussi gâtés qu'ils soient, en ont raz le bol des tactiques hasardeuses de leur entraineur, le coup de gueule du bouillant Anelka, même si il est critiquable pour la méthode, était à mon humble avis la goutte d'eau qui a fait déborderle vase de la colère.
Voir tout ces dirigeants, les médias, les politiques en tout genre se retourner contre les joueurs au lieu d'essayer de comprendre, me révulse. Tous ces gens sont la honte de la France et non les joueurs qui eux ont su rester solidaire face à une nouvelle décision injuste et disproportionnées des dirigeants du foot Français.
Mais bon, a part ça, j'aime toujours pas le foot... Et ce n'est pas cette affaire qui va me faire changer d'avis.
Par Michel CATELIN le lundi, juin 21 2010, 07:48 - Liberté ?
Les français, qu'ils soient joueurs de foot ou ouvriers, ne sont pas des moutons. quand les leaders déconnent, ils se révoltent.
Je sais c'est un peu simpliste de dire cela, mais le problème de l'équipe de France, c'est Raymond, pas Nicolas.
L'expulsion d'Anelka, malgré son langage fleuri, est injuste injustifié, il est normal que les autres joueurs soient derrière lui, contrairement a ce que l'on voudrait nous faire croire les joueurs sont solidaires.
Par Michel CATELIN le lundi, juin 14 2010, 07:43 - nausées
Je ne trouve pas scandaleux en soi l'usage des DRM, ce qui l'est en revanche c'est la multiplicité de celle ci qui empêche par exemple, l'utilisateur de tel type d'appareil d'utiliser des fichiers téléchargés légalement sur un autre type d'appareil.
Pour exemple, je suis utilisateur du Cybook de Booken, un livre électronique qui je trouve très pratique. J'ai récemment acheter des livres numériques, tout a fait légalement, au format epub (1)
Première surprise, je ne peut les télécharger que via Adobe Digital Edition, qui n'existe pas en version Linux. Comme d'habitude, on se fout des utilisateurs de système libre, qui pourtant utilise le même argent que les autres....
Bref après quelques recherche, je trouve le moyen de télécharger l'exécutable ici et de l'installer via Wine. je peux alors lire mes ebooks acheter légalement sur mon PC.
Seul problème, impossible de détecter mon Cybook via Digital Edition et donc transférer mes ebooks acheter légalement je le répète sur mon reader, acheter lui aussi légalement ! (si je ne passe pas par le logiciel d'Adobe, les livres numériques sont illisibles, une histoire de fou je vous dis)
Si ça c'est pas de la connerie commerciale de première !
Au nom de quoi un utilisateur de Linux n'aurais pas accès a des œuvres qu'il a acheter comme n'importe quel consommateur et serait obliger de passer par Windows ou MacOS pour le faire ?
Heureusement que je possède aussi un PC pro tournant sous XP et que j'ai
ainsi pu transférer mes ebooks sur mon Cybook (qui soit dit en passant
fonctionne avec un noyau Linux)
Le scandale n'est pas tant l'usage des DRM, mais la mise a l'écart systématique des Linuxiens et la gué-guère entre Apple et les autres qui fait que les protections mis en œuvres pour les contenus lisibles par l'Ipad, ne fonctionnent pas forcement avec un autres système etc... en clair si l'on veux se séparer de son Ipad on est pas sur de pouvoir récupérer son contenu sur un autre système. (voir l'article de Generation NT ici
(1) car je ne suis pas un pirate, les écrivains n'ont pas comme les
musiciens de multiples sources de revenu et ne peuvent pas comme eux
vivre sans les éditeurs de contenus. Je m'explique : le musicien vit de la vente d'album, mais aussi grâce aux concert, aux produit dérivé etc... L'écrivain lui, vit de la vente de ses livre, et pour quelques cas rares de produits dérivé. Il est donc normal dans ce cas qu'il y ait protection accrus des droits d'auteurs, car dans ce cas les créateurs risque bel et bien de mourir économiquement si le piratage se développe.
Par Michel CATELIN le mercredi, juin 9 2010, 05:52 - Sons du monde
étant en pleine phase réécoute de Manset, je vous en fait profiter en remettant en première ligne ce billet, Gerard Manset est un OVNI dans le paysage médiatique francais. Il est un des rares artistes a pouvoir vendre des disques sans faire de tapage, pas de concert, peu de radio, aucune apparitions Télévisuel.
Il a son public de fidèle dont je fais parti. C'est à mon sens un poète, un artificier des mots et des sons, un esthète qui se suffit a lui même sans avoir besoin de justifier continuellement sa démarche artistique.
L'homme est secret, énigmatique. Ses textes sont limpides, écorché, plein de nostalgie, de mal être et pourtant lumineux.
Il m'accompagne depuis les superbe album "comme un guerrier", "Lumières", et surtout "Royaume de Siam" que j'ai du racheté au moins 3 fois sur divers support au fil des "évolutions" technique, sans jamais m'en lasser.
C'est difficile a comprendre pour les non amateurs. Manset est comme Murat ou Thiéfaine, on aime ou on aime pas.
Par Michel CATELIN le mardi, juin 8 2010, 13:50 - coup de gueules
Je sais, le titre est quelque peu vindicatif et exagéré, mais quand vous êtes régulièrement sur la route pour des besoins professionnels, le comportement de certains cowboys de la route est agaçant a la longue.
Je sais que les automobilistes sont tous des cons qui comprennent rien à la route, mais tout de même, un minimum de règle doivent être respectées. Notamment en matière de dépassant cavalier par la droite. Même en étant attentif, on court toujours le risque de l'accrochage involontaire car bien malin qui peut prétendre être toujours vigilants pendant sa conduite.
Ainsi quand une bombe déboule à droite et que vous faites un léger écart pour éviter une autre bombe qui vous fait une queue de poisson à gauche, je trouve assez énervant de se faire enguirlander par l'inconscient qui veut absolument vous doubler par la droite.
Alors messieurs les motards, soyez prudents, ce sera beaucoup mieux pour tous.
Par Michel CATELIN le dimanche, juin 6 2010, 10:08 - Sons du monde
J'ai trouvé sur Dailymotion ce reportage sur Manset, avec interview de l'artiste.
Cet homme est un artiste rare, reconnu par la profession et pourtant d'une discrétion, d'une humilité dont certain devraient en prendre de la graine.
L'homme est avant tout un voyageur, un découvreur du monde, en quête de soi et attentif au autres. C'est une sorte de troubadour moderne, toujours en mouvement, à la fois dans et hors du monde.
Sa musique est très construite, c'est un arrangeur de génie, il y a une patte Manset, c'est indéniable. Le mélange guitare piano tel que le pratique l'artiste est reconnaissable entre mille. Il y a indéniablement un style Manset et c'est certainement ce que j'appelle un artiste, c'est a dire un homme qui a une vision du monde personnelle qu'il sait faire partager à sa façon, originale.
Par Michel CATELIN le jeudi, juin 3 2010, 05:35 - vertiges
...coupable.
Il est très difficile par les temps qui courent de trouver des gens responsables. La plupart préfèrent se défausser, déléguer et noyer tellement le poisson que l'on ne sait plus qui a fait quoi.
C'est de plus en plus flagrant dans le monde du travail. On se retrouve avec de jeunes cadres, dynamiques, avec la tête pleine de théories et le corps déformé a force de vouloir péter plus haut que leur cul. Ce sont des gens qui veulent bien être responsables mais pas coupables de n'avoir pas pris les bonnes décisions au bon moments.
Bien sur, sur un projet, quelque soit le domaine professionnel, la faute n'incombe que rarement qu'a un seul homme. Dans tout travail d'équipe : elle est collective, certes, mais il incombe au pilote de donner les bonnes directions et d'anticiper les écueils éventuels. C'est ce travail de guide, de leader, qui bien souvent est mal fait et fait déraper les projets car, le pilote a besoin pour avancer, et guider le navire dans les bonnes eaux, d'un peu d'expérience. Et c'est de moins en moins le cas.
Tout miser sur la réussite scolaire et le diplôme, au détriment de l'expérience, de l'apprentissage est une connerie erreur commise en commun par tout les acteurs de la société. Elle est due au fait qu'il n'y a très peu de dialogue véritable entre le monde du travail et l'enseignement.
On met dans la tête des jeunes et des DRH, souvent jeunes eux aussi, que le diplôme est le sésame qui permet d'ouvrir les portes des postes à responsabilité, ce qui est vrai, mais on oublie de leurs préciser ce qu'implique ces dites responsabilités.
Et quand arrive le drame, l'accident, on se retrouve avec des coupables, pas toujours responsable.
Pour tous les Guy Mocquet de la Terre, ce superbe texte d'Aragon
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur
des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les
rats
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda
on a crié dans les rues
on a crié sous les toits on a hurlé et chanté la vie la mort le temps qui passe les souvenirs qui s'effacent les uns portaient des drapeaux d'autre des chapeaux et moi rien rien que mes mots écorchés et cassés par le froid
on a crié devant les sourds avec leurs casques hurlant sur les oreilles on a hurlé devant les remparts de musique devant les zombies connectés au monde des esprits au grand réseau social asocial
on a crié encore et encore on était des milliers de sans abris de sans papiers de sans vies et personnes n'a osé nous tendre la main car nous n'étions pas connectés nous n'avions pas de profils sur la toile
on a crié en silence dans le bruit assourdissant des machines a décerveler
on a mais a quoi bon continuer notre cortège d'ombres s'est disloqué
Par Michel CATELIN le vendredi, mai 28 2010, 05:55 - coup de gueules
je sais, le titre est un peu pompeux et risque d'irriter certain, mais ...
...je n'achèterais pas l'iPad, je n'en vois pas l'intérêt, et puis je n'aime pas du tout la politique d'Apple qui a mon avis n'a rien a envier a celle de MicroSoft.
C'est l'exacte opposée de la vision de Linux, le tout fermé, propriétaire, contre le tout ouvert, libre.
Le propriétaire contre le communautaire, il y a là comme un arrière gout de lutte des classes et de discours communiste non ? d'où le titre.
Je ne voudrait pas faire dans le gauchisme primaire, mais franchement : L'Ipad représente à mes yeux ce que le monde occidental peut produire de pire, c'est à dire un produit de consommation cher et inutile.
Apple est depuis plusieurs années, spécialisé dans l'art de nous vendre ce que l'on croit indispensable a notre bonheur. Il suffit de voir le succès des Iphone, au look impeccables certes, à la technicité parfaite certes, mais dont le coté indispensable et "phone killer" est plus que contestable.
Et pendant ce temps, la planète souffre, les écarts entre riches et pauvres se creusent, les droits fondamentaux de chacun, acquis de haute lutte par nos ancêtres sont de plus en plus contesté et tout le monde, à en croire la presse et les blogs, ne rêvent plus que d'Ipad.
Je suis grognon ce matin me direz vous, mais franchement, tout cela m'agace prodigieusement, et je crois que ça ne va pas aller en s'arrangeant car malheureusement plus le temps passe plus j'approche de l'état de vieux c...
Un texte superbe du grand Jacques, interprété par les frères du même prénom. Bien sur c'est vieillot pour la jeune génération et ça n'a pas grand chose a voir avec le Métal que j'écoute habituellement, mais la poésie, la vrai dépasse les frontières des préjugés.
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu a tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Par Michel CATELIN le lundi, mai 24 2010, 21:53 - vertiges
Notre époque est celle du triomphe de l'Ego.
Chacun cherche son petit bonheur personel et se fout de ce qui peut bien arriver à son voisin, tant que celui-ci ne vient pas perturber notre train-train quotidien...
Dire cela peut sembler banal, mais reflechissez-y, combien de fois par jour pensez-vous au bien être de vos proches et amis. Même faire la fête n'est plus synonyme de partage, mais plutot de reunion de plaisirs égoîstes.
Par exemple, lors des pots d'arrivée, de départ, de naissances et autres réjouissances, chacun parade, parle de soi. Les fumeurs enfument, les buveurs boivent. Des dizaines de solitudes essaient de faire amis amis, mais n'en pensent pas moins.
Celui-là à l'air à l'aise en société, c'est le boute en train du groupe en apparence. Il consacre sa vie à son travail, avec une joie de façade fort communicative et pourtant, chaque soir, il mange seul son cassoulet rechauffé devant son écran de TV dernier cri.
Cet autre, toujours bien habillé, équipé du top de la techno-futile, arbore portable et lecteur mp3, comme des bijoux de prix. Il pleure chaque nuit ses enfants en garde chez son ex-femme depuis son divorce. Sa fierté lui refuse de voir qu'il est la cause de son malheur. Si il avait été moins dépensier, moins flexible, peut-être vivrait-il un marriage heureux ? Il lui aurait fallu pour cela ne pas tomber dans les pièges tendus par les miroirs.
Il y a aussi la secrétaire, femme libéré, qui ne s'attache qu'a son sac à main. Un homme, des enfants, pourquoi faire ? Ca mange, ça boit, ça vit, ça rale quand le lèche-vitrine dure un peut trop. Elle pourait être obligé d'arréter de vivre pour elle. Inconcevable. Une attaque contre sa liberté de dépenser comme bon lui semble !
Bref tout un monde est là, communiquant une fausse joie de vivre, mangeant, s'enivrant, car il faut bien en profiter, non ? Après tout la vie est courte. Pourquoi s'encombrer des autres quand on peut a peine s'autosatisfaire ?
Voilà ou le bat blesse. On est tous persuadé que les plaisirs sont avant tout personnels, les autres sont là pour être les miroirs, les témoins de notre joie.
Aucun d'entres nous ne partage un repas, tous se nourrissent ou déguste. Tous parlent de soi, de soi et encore de soi.
Quand un individu écoute sans se livrer au grand jeu du as-tu-bien-vu-comme-je-suis-beau-et-heureux, il passe pour un hurluberlu, un doux dingue dans le meilleur des cas. Bien souvent, il est relégué à l'écart du groupe, pensez donc, un type qui ne parle pas de lui, ce doit être un pervers. En tout cas un types pas très net
Chacun est une étoile, une star, il y a même des académies pour jeune star en manque de célébrité. C'est bien le reflet de notre époque.
Chacun vit, avec des satellites qu'il ne rencontre jamais. Chacun est trop occupé a essayé de briller. Personne n'a compris que les vrais étoiles n'ont pas besoin de se forcer pour briller. Ca leur est naturel.
Il serait tant que celà change, reflechissez-y et pour une fois, regarder l'autre avec un autre oeil.
Par Michel CATELIN le dimanche, mai 23 2010, 09:08 - Liberté ?
La polémique sur le film "Hors la Loi" est stupide. Personne ne met en doute le fait que la réplique des autorités françaises face aux manifestants à été quelque peu exagérée.
Peu importe le nombre de morts, un mort est un mort de trop quand sa fin est due a une répression policière ou militaire.
Quoiqu'en pensent certains anciens d'Algérie, la France était le pays colonisateur. La France était dans son tort, tout les peuples ont le droit de disposer d'eux même. Je suis contre la violence mais, je conçoit que parfois elle soient l'unique moyen pour un peuple d'acquérir son indépendance.
L'histoire des massacres de Setif, s'est répétée dans toutes les colonies européennes, elle est l'une des conséquences du choc causé par les deux guerres mondiales.
Après 1945, le monde a radicalement changé, les consciences se sont armées et ceux qui jusque là avait subi le joug des pays européens, payant, un lourd tribu pour des guerres qui n'étaient pas les leurs, se sont réveillé soldats et nationalistes. Ce mouvement de fond avait commencé bien avant certes, mais la seconde guerre mondiale a été la goutte qui a fait déborder le vase.
Les anciens combattants d'Algérie et les colons ont certes souffert, mais cette souffrance n'excuse pas l'aveuglement de certains, et il est temps de reconnaitre que dans le cas de l'Algérie, la France n'a pas du tout été claire.
La guerre entre fellaghas et force française a été comme toute les guerres, injuste, meurtrière, aveugle, sanglante. Mais elle a été la guerre d'un peuple conquérant face a un peuple conquis.
On aura beau tourner le problème dans tout les sens, le France avait le mauvais rôle et il est plus que temps qu'elle reconnaisse ses torts.
Par Michel CATELIN le lundi, mai 17 2010, 22:09 - Sons du monde
Le dernier album du groupe Italien Rhapsody of fire, est une petite perle
Ce groupe créateur de ce qu'il appelle eux même l'Hollywood Métal, est dans la lignée des Helloween, Avantasia et autre groupe de Métal a forte influence symphonique. Il allie emphase et virtuosité et depuis que j'ai découvert par hazard leur album, je l'écoute en boucle.
Par Michel CATELIN le vendredi, mai 14 2010, 21:45 - nausées
En écoutant le dernier single de Saez ce matin, sur une radio FM, je me faisais la réflexion suivante : combien de gens écoutent et apprécient des chanteurs engagés sans être eux même engagés ?
Combien de fans sont engagés par procuration, un peu comme ces amateurs de foot qui apprécie le sport en survêtement devant leur TV, le pack de bière a portée de main.
Saez, artiste engagé, certes, mais je doute fort que son message soit réellement entendu. La plupart écoute, se disent qu'il a raison, puis, rien. Dans le meilleurs des cas, il vont acheter l'album, retrouvant les bonnes vieilles habitude de consommateur. Ça rassure. Et ce faisant tombe dans les travers qu'accuse le chanteur, au "mégaphone dans l'assemblée".
Bref, tout cela sent le caprice d'enfant gâté qui descend dans la rue pour faire comme les copains. Parce que faut bien que jeunesse se passe.
L'artiste engagé, tout comme l'homme engagé, ne se contente pas d'accuser, de crier dans les rang de l'hémicycle. Non, il essaie de faire quelque chose a son niveau, il aide ses voisins sans papiers, il fait du bénévolat si il a le temps, il éduque ses enfants autrement, dans la mesure du possible. Il écrit sur les forums, réfléchi et fait réfléchir, il se pose des questions et questionne.
La révolte ne s'arrange pas, elle se travaille au jour le jour, et changer le monde n'est pas une affaire d'un jour, mais l'œuvre de plusieurs vies, de plusieurs générations. C'est quelque chose qui a commencé il y a plusieurs siècles quand un peuple a décidé de ne plus obéir a un roi et des prêtres.
Je me méfie toujours des artistes engagés qui vendent des disques, qui font partie du grand système qu'il critique
Bref, comme Morice Benin, artiste réèllement engagé, j'ai envie de dire au révoltés des hit parade : tait toi.
Je viens de mettre a jour mon Ubuntu de Karmic Koala a Lucid Lynx, pour les non initiés de la version 9.10 à la dernière la 10.04, tout c'est passé à merveille. Presque trop d'ailleurs, car ayant choisi une mise a jour de mon système, plutôt qu'une réinstallation, j'ai retrouvé mon environnement a l'identique de celui que j'avais précédemment. Mince va falloir que j'explore mon système a la recherche des nouveautés !
Ubuntu est véritablement une distribution Linux mature, et après en avoir essayer plusieurs, je dois admettre que c'est celle qui correspond le plus a mes besoins. Simple, opérationnel et stable. Les mise a jour et installation de logiciels supplémentaires se font sans soucis, la configuration est simple, bref c'est pour moi la version de Linux la plus apte a plaire au grand public et aux utilisateurs avertis comme moi (ça fait tout de même 8 ans que j'utilise cet OS....)
Linux a depuis plusieurs année maintenant passé le stade de l'OS pour Geek, même si cette image lui colle à la peau, et c'est pas plus mal. Je ne fais définitivement pas partie des Linuxiens qui voudrait garder Linux dans sa petite sphère, et critique les grosse distrib comme Ubuntu, Fedora ou Mandriva pour leur coté accessible.
Etre puriste, c'est bien, mais c'est bien souvent contre productif. Ubuntu a prouvé qu'elle pouvait être un Linux de référence (énormément de nouvelle distrib sont en fait des dérivés de l'OS de Canonical Inc) tout en gardant un coté grand public. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire de la qualité a s'adressant a tous. Apple l'a bien compris avec ses produits High tech qui bien que cher, élitiste etc. rencontre un succès évident auprès du public. Pourquoi ? Peut être parce qu'ils a la fois Simple, opérationnel et stable, tout en ayant un look bien marqué.
Ubuntu qui est tout cela a la fois, et sans être commercial, est pour moi la meilleur alternative a Microsoft et ses produits non fini.
Par Michel CATELIN le mercredi, mai 12 2010, 11:51 - coup de gueules
L'affaire de la jeune prostitué Zahia est peu ragoutante, mais a pris des proportion que je trouve quelque peu exagéré. Si il fallait demettre de leur fonction tout les hommes qui ont eut affaire aux service de prostituées, on aurait a mon avis plus grand monde pour travailler. C'est vrai qu'elle était mineure au moment des faits, mais bien malin qui peut distinguer une fille de 17 d'une fille de 18 ans au premier coup d'œil. Cela n'excuse pas le recours aux service de charme, mais il y a comme qui dirait exagération entre les faits et leurs conséquence. Et surtout, messieurs les journalistes, vous n'avez vraiment rien d'autre a foutre pas d'autres sujets autrement plus important à traiter que cette vulgaire affaire de mœurs ?