Cyberpoète

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Chroniques d'Anybal le Chacal.

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mardi, décembre 18 2012

Le bureau Opaque

Anybal le chacal décida un matin que ça na pouvait plus durer. Il lui fallait un logis, une tanière pour se cacher quand arriverait l'hiver. Il devait trouver autre chose que la caravane sans chauffage qui lui servait d'abri. Car à quoi bon une caravane si l'on a pas l'âme d'un voyageur et une bonne guitare pour se consoler.
Depuis peu, il amassait, il thésaurisait, il avait ce que l'on appelle communément un emploi. Une tache qui lui rapportais des deniers chaque fin de mois. Je vous raconterais ailleurs le mal qu'il s'était donné pour obtenir cette occupation futile mais fort utile.
Il se présenta donc au bureau Opaque. C'est en cet endroit lui avait-on dit qu'était gérées les tanières de sa belle Ville Bidon.
Une sorcière en mal de manche à balais lui expliqua qu'il devait emplir un formulaire avec une encre spéciale. Celle-ci quand elle se révélerait lui donnerait le droit d'espérer se loger décemment.
Surpris par la démarche, Anybal le Chacal expliqua à la sorcière Malèmée qu'il pouvait payer un éventuel loyer, que son job lui permettait d'assurer sa subsistance, qu'il voulait juste une chambrette ou se poser pour les longues nuits d'hivers, et éventuellement pour les courts nocturne d'été.
L'aigri lui montra le mur du doigt tout en lui expliquant qu'il ne servait à rien de dépenser sa précieuse salive, que le règlement était ainsi fait et qu'a y regarder de plus près, elle n'étais plus aussi sure qu'il ait droit à une quelconque tannière du Bureau Opaque. Il aurait mieux valu pour cela qu'il fut vautour ou hyène, vivant des restes de la société de cons sommation.
Estomaqué, Anybal le Chacal décida que finalement sa caravane n'était pas si mal. Il ne se sentait pas l'âme d'un vautour, encore moins d'une hyène. Il aurait préféré manger de la sorcière, mais il s'abstint car il ne voulait pas avoir affaire aux milices du bureau Opaque.



Ville Bidon
Ensemble architectural fait de bric et de broc situé généralement en marge des villes clapiers.

Anybal le Chacal
Personnage énigmatique, à mi chemin entre le servile chien et l'arrogant loup. A la fois dedans et en dehors de la société.

La Sorcière Malèmée
Fonctionnaire de l'état affectée aux divers services sociaux nécessitant un degout rapide du demandeur. Elle a toujours rèvée de chevauchées nocturne sur un manche à balais digne de se nom. Les temps sont durs et les manches à balais n'élèvent plus les sorcières dans les airs.

Vautours et Hyènes
Individus vivants au crochets du monde, soit par choix (vautours), soit par obligation (hyène). On reconnait les premiers à leurs airs de grands seigneurs même quand il vide les poubelles de l'éternité. Quand aux second, il baissent la tête pour mieux rirent de nos excès.

mardi, juillet 31 2012

Les moutons éclectiques

Dans la ville Bidon, il y a les moutons.
Moutons blancs, moutons noirs
Moutons a poils courts,
honnis par le reste du troupeaux
Moutons a poils longs,
fier de leur laine,
fier d'être fier,
fier d'être tondus deux fois par an par les Bergers de la Ville Bidon.

Anybal le chacal fuyait autant qu'il le pouvait ce groupe d'habitant prêt a tout pour ce débarrasser de ses rèves douillet. Il avait horreur de ces adorateurs du poils ras qu'en d'autres univers on appelle Skinhead, Para ou encore militaires. Des adorateurs de la vie en bande, prêt a tout pour le Leader.
Anybal le chacal était un solitaire, il ne pouvait comprendre cette passion pour les autoroutes prises en commun, lui préférait les chemins de traverse, ceux où la solitude est une force.

Les moutons quand a eux voyait d'un mauvais oeil ce Garçon, mais dans le fond se moquait de ce qu'il pouvait bien penser.
Les Chiens occupaient suffisamment leur attention, le chacal leur ressemblait tellement que parfois il le confondais avec leurs guides.

Ce qui intéressait les moutons se limitait à la couleur, A la qualité de leur laine.
Toute une hiérarchie était ainsi né dans le groupe en fonction du pelage de chacun.
Les blancs était au sommet de la hiérarchie alors que les noirs peinait a se faire tondre par les Bergers de la ville Bidon.
Seul les individus au pelage le plus pur pouvait espérer se reproduire,
Seul les plus porteurs de pelage sans taches avait une chance de survivre au travers de leur descendance.

Anybal le chacal accueillait de temps à autre des proscrits au noir pelage, il faisait de son mieux pour leur redonner gout à la vie, mais un mouton, même noir, reste un mouton.
Bien peut survivait a l'exil.

dimanche, décembre 5 2010

plus haut

Ne demeure pas homme, monte plus haut
Angélus Silésius


Anybal le chacal était partagé entre ce monde et son espoir de connaitre des mondes supérieurs.
Toujours son esprit allait des choses les plus banales aux considérations les plus élevées
Il pouvait dans la même journée, que dis-je, dans la même heure, passer du désir pour une charmante pie, aux cimes solitaires des aigles.
Chaque jour, il se disait que ce monde n'était pas pour lui, et pourtant il pouvait faire la fête jusqu'au petit matin. C'était un boute-en-train en société, mais son cœur cachait une tristesse, un dégout de ce qui l'entourait.
Après chaque ébats nocturnes ou diurnes avec une compagne de sexe opposé, il ne savait si il devait être heureux ou triste d'avoir sacrifié aux joies du corps.
Ainsi était Anybal, si jamais vous le voyez, face à votre miroir, ne soyez pas trop surpris.

dimanche, octobre 11 2009

Les Loups

Anybal le Chacal n'avait pas peur des Loups. Ce peuple de solitaires vivant en bandes pour mieux organiser ses rapines.
Il était lui même un solitaire et si il goutait au joies de la vie en société, il préférait de loin écouter de la musique dans la pénombre de sa caravane. Il n'était pas un ermite, mais les vivants l'ennuyaient parfois.

Les Loups faisait partis de ceux qui lui hérissait les poils au plus haut point. Ils aimaient errer dans les banlieues de la ville bidon, à la recherche de quelques malheureux Lièvres rêveurs à dépouiller. Les hurlements de leur hordes sauvages envahissaient parfois les abords du terrain vague qu'Anybal avait choisit pour demeure.
Il lui était alors bien difficile de garder son calme légendaire. Des envies de meurtres lui prenaient les tripes au point qu'il avait bien du mal à se contrôler. Il était alors courant que son miroir lui diffuse des images de Super héros triomphants et sanguilonant.

Sako le chef des loups avait l'art de faire monter la tension autour de lui. Son regard créait la peur, et les Lapins, Lièvres et autres Endormis des clapiers environnant était près à tout pour qu'il cesse son manège. Même à l'élire maire de la Ville Bidon croyant ainsi l'occuper et le faire taire...
C'était un calcul bien douteux, car dès qu'il fut élu, on vit des hordes de loups casqués envahir les quartiers, détruisant tout sur leur passage. Seuls échappaient au carnage ceux qui montrait patte blanche.
Le nouveau dirigeant cherchait à plaire à ses troupes, Il préféra leur donner des os à ronger plutôt que de satisfaire les diverses promesses de sommeils réparateurs faite à ses élus.
Les Lapins, Lièvres et autres Endormis durent faire une croix sur leur tranquillité pendant que les hordes affamées de justice et de haines semaient la terreur pour amuser les castes supérieures de la Ville Bidon
Ecoeuré, Anybal décida d'aller voir ailleurs si le sommeil était moins meurtrier...

samedi, mai 16 2009

Avis d'expulsion

Les enfants de Don Quichotte ont été expulsés du quai des Tuileries, ce jour. Le gouvernement ne leur laisse même plus le temps de s'installer, il est vrai qu'un combat juste en plein coeur de Paris, ça fout mal.

Je remet ce texte en ligne, c'est ma façon de soutenir leur combat


Ce sont des hommes aux sourires de marbre, aux regards glacés, tranchant comme le vent, brulant comme des buchers.
Ici, on les appele les exécuteurs. Ils sont la terreur des habitants de la ville-bidon. Envoyés par ceux des hautes sphères, ils viennent, de préference le matin, quand les derniers restes des rèves agonisent à la lumière naissante du jour.
Ils détruisent alors la porte de leurs victimes, ils annihilent les remparts des pauvres gens face au monde exterieur. Les Chiens que recrute la milice de la ville bidon les accompagnent, attendant les restes de la razzia.
La victime clame son innocence, crie ou reste prostrée, essayant de comprendre ce qui lui arrive.
Les éxécuteurs, impitoyables sortent alors un avis d'expulsion de leurs uniformes noirs comme la mort, comme une nuit sans espoir.
Le malheureux doit payer ou sortir, sans armes ni bagages. Il ira rejoindre la cohorte des marcheurs, des quéteurs de domicile, fixes de préférence.
Bien souvent, il finira comme gisant sur un bout de trottoir qu'il défendra bec et ongle.

Une fois que la victime est dehors, avec femmes et enfants en pleurs, l'éxécuteur compte. Il calcule ce qu'il va bien pouvoir tirer des maigres guenilles de sa victime, des quelques meubles échoués sur la rive, derniers restes du neufrage d'une vie.
De grand camions s'en viennent vider l'appartement. Le clapier ainsi libéré : les nettoyeurs se mettent à l'oeuvre, sous l'oeil des Chiens policiers.
C'est l'heure des désinfectants.
Ceux-ci a peine secs, de nouveaux occupants seront placés par les services du bureau Opaque.
Les clapiers ne doivent pas restés vide longtemps, ils faut qu'il rapporte, qu'il transforme le plomb d'une existence vide dès la naissance en salon dorés pour les Hautes Sphères de la ville Bidon.

Ainsi va la vie, ainsi passe les pauvres devant la caravane d'Anybal le Chacal, sans qu'il ne puisse rien y faire si ce n'est les nourrir, pour quelques jours, quelques soirs.

mardi, septembre 23 2008

Le complexe du héros

Anybal le chacal s'était cru beau
Anybal le chacal s'était cru immortel, invincible, irrésistible
Il avait longtemps pensé que la faiblesse était une punition divine.
Que ceux qui en était frappé avaient du commettre le pire et qu'ils étaient était punis en conséquence
Bien fait pour eux.

Jusqu'au jour où les prédateurs de la Ville Bidon avaient eu le dessus.
Jusqu'au jour ou il n'avait plus réussit a lutter face aux meutes de Loups, face aux Tigres solitaires, et aux Faucons planant au dessus des troupeaux disciplinés de Moutons.

Depuis il vivaient dans une caravane, au abord de la ville Bidon, pas assez faible pour vivre dans les cages a Lapins ou a Poules.
Pas assez fort pour se faire une place au soleil avec les fauves.
Il en était réduit a vivre avec les vautours et autres charognards.

Depuis, il avait du réviser son jugement, il avait compris qu'être une Héros de la ville Bidon n'est pas seulement une question de volonté, qu'une bonne part de chance entrait dans la composition d'une vie opulente.

jeudi, mars 27 2008

Le mal des étoiles

J'ai écrit ce billet il y a un an en pensant a la Star Ac'.
Après avoir vu d'un oeil distrait la Nouvelle Star, je ne peut m'empêcher de le remettre en ligne.
Je ne m'habituerais jamais a cette foire aux esclave de la célébrité. Beurkkk

Anybal le chacal était amoureux d'une future étoile.
Tout les jours, il lui apportait une rose des glaces en offrande. Mais la starlette ne daignait pas le voir, il était bien trop banal à ses yeux.
Pensez donc, un homme vivant dans une caravane ne fait pas rêver une jeune fille en mal de gloire....

La future étoile rencontra un éleveur, un éleveur de star. Le rôle de ce gas était d'engraisser les starlettes pour mieux vendre leurs rêves en échantillons dans les rayons des grandes surfaces. C'était un business man, elle était une rêveuse à la chaine en puissance.

Il la donc fit rêver, espérer a en perdre l'haleine. Il profita aussi des courbes de son corps pour l'occasion. Tout les soirs, toutes les nuits se terminait en halètements, a défaut d'allaitements Une future star ne peut se permettre d'avoir des enfants.

Tout alla bien jusqu'au jour où la jeune fille commença à produire des cauchemars par inadvertance : des éclairs de lucidité lui faisait voir elle vit le monde tel qu'il était pendant quelques instants .
Rare instants de vérité. capable d'anéantir une luciole.

L'éleveur de Star ne le toléra pas la mutation de la jeunette, La règle était stricte et immuable : aucune future étoile ne devait s'approcher du Réel.
Celui-ci faisait fuir les foules. Et qu'est un star sans foule ?

En quelque mois, La future star fut élevée au rang d'ex future star. Le business man trouva de nouvelles courbes a caresser et jeta son produit dans la grande poubelle, quelque part dans un clapier de banlieue de la ville Bidon

Elle vécu le reste de sa vie de rêves mal digérés. Aigri, Elle tyrannisa son entourage, puis devint ermite par obligation.
Près de sa caravane, Anybal le chacal pleura longtemps dans le soir, il aurait pu rendre heureux sa starlette si elle l'avait seulement regardé.

dimanche, juin 3 2007

Les Oiseaux migrateur

Anybal le chacal décida d'écouter le chant des oiseaux migrateurs.
Il le préférait au cris des corbeaux ou aux roucoulement soumis des pigeons.
Anybal aimait le plumage chatoyant des oiseaux sans attaches.

Les corbeaux, sans doute jaloux de la vitalité des voyageurs, décidèrent de les détruire.
Leurs cris se mirent à ressembler à des appels au meurtre.
Leurs rêves prirent des allures de génocides.

Anybal, habitant des caravanes, au abords de la ville-bidon, à la marge du monde, sentit le danger.
Sa caravane devint abri, refuge.

Les habitants des tours cubiques aux airs de prisons, exhalaient l'angoisse, la peur de l'autre.
Les pires étaient les pigeons, autrefois voyageurs. Leurs regrets, souvenirs de grandeurs oubliées, se muèrent en armes de destructions massives.
Ils menèrent campagne contre les habitants des cieux, dénigrant leur absence d'attache, leur goût du voyage.

Tout fut fait pour interdire au migrateurs de se poser
sur les toits plats de la ville-bidon,
sur les arbres morts d'ennuis ou de tristesse, allez savoir.

Les clapiers devinrent encore plus terne qu'a l'habitude, l'hiver devint permanent. Les couleurs se mirent a fuir les clapiers.
Les habitants, se firent encore plus haineux, plein de rancoeur tandis que
Les caravanes se mirent à briller de mille feu de joie.

Anybal put écouter les oiseaux migrateurs a son aise.
Cependant, Il savait au fond de son coeur que son monde venait de mourrir encore un peu plus.

mercredi, mai 23 2007

Le combat de gladiateur

Un jour qu'il marchait dans une rue quelconque de la ville Bidon, Anybal le chacal vit une petite fille qui pleurait. Elle était là, assise sur un banc publique, seul avec ses larmes. Elle ressemblait a toutes les petites filles de son age : une sorte de mélange entre une starlette kitch et Lara Croft.
Anybal le Chacal eut envie de la consoler, mais son instinct lui dit de se mefier. Il écoutait généralement ce que ce vieux fou tapis dans ses entrailles lui chuchotait.
Il passa donc son chemin.

C'était une belle journée de printemps, les femmes et leurs fille étaient en fleurs. Anybal le Chacal se prit a regretter son geste. Apès tout, ce vieux sacripan d'instinct avait du avoir peur de son image bavant devant le miroir. Que pouvait lui faire une jeunette en pleurs sur un banc public.
Il retourna donc sur ses pas et vit que deux pretendants se battaient déjà dans la boue au pied de la starlette. La mignonette ne pleurait plus du tout, elle appaudissait les actions les plus valeureuses des guerriers qu'elle avait levées grace à ses pleurs. On se serait cru à un combat de gladiateur.
Entre deux actions, elle appelait ses copines sur son portable pour commenter la scène. Elle était visiblement heureuse.
Dégouté Anybal le Chacal reparti en se disant que ce vieux grigou d'Instinct avait une fois de plus eut raison. Les temps sont durs pour les jeunes cerfs.

pour plus d'infos sur les chroniques d'Anybal voir le billet du 12 decembre 2005

mardi, mars 13 2007

Les Hordes

Anybal le chacal aimait écouter le son des maraccas et les rythmes endiablés des chanteurs électriques. Seulement voilà, la Ville Bidon avait interdit la diffusion du son des Hordes chevelues et mal-léchées.
Seules les mélopées officielles avaient droit de citer sur les ondes des radios qu'animaient les décervelés-aux-têtes-de-l'emploi.
Le seul moyen d'écouter les Hordes étaient de fréquenter les lieux illicites ou se jouait leur musique.

Bientôt, ces lieux de perdition devinrent de vrais foires ou se vendait à prix d'or les enregistrements sonores des meilleurs bandes de crieurs chevelus, ou de fanatiques des riffs métalliques du Oud.
Les Radios eurent vent du phénomène, elles se rendirent compte que les chanteurs électriques et leurs Hordes vendaient bien plus d'enregistrements illicites que les artistes officiels.
Un concert gratuit de larmes fut même donné en direct du centre historique de la ville Bidon. Rien n'y fit : le public ingrat profita du spectacle, mais ne déboursa pas un kopek pour soutenir les Artistes Officiels. Il préférait les Hordes sauvages et chevelues.

Les autorités tentèrent de légiférer, de réprimer, de terroriser à coup de menace de chomages massif, puis d'appeler au calme. C'était peine perdue.
Elles durent se rendre à l'évidence, les masses préféraient les chevelus aux chanteur diaphanes et bien rasés des Radios Officielles.
Elles laissèrent faire. Anybal le Chacal pouvait continuer à écouter ses musiciens préférés. Leur vivacités les preservaient à jamais des volontés des Officiels de la Ville Bidon.

dimanche, octobre 22 2006

Le Hibou clairvoyant

Anybal la Chacal rencontra le Hibou par un beau soir d'été. C'était un noctambule, un mysantrope fort peu apprécié des citoyens de la Ville Bidon. En cela, Ils étaient tout deux proches l'un de l'autre. La caravane d'Anybal devint bien vite une seconde demeure pour le Hibou.
C'est ainsi qu'au cour d'une soirée auprès d'un braséro, celui-ci raconta son étrange histoire.

Il n'avait pas toujours été associal, il fut même un temps ou l'oiseau passait sa vie à communiquer. Il avait un don pour dire, pour raconter le monde qu'il voyait. Seulement voilà, sa vision était bien trops éloigné de celle de ses congénères. Bientot on chercha à étouffé sa voix, d'autant que beaucoups se rendait compte que le Hibou avait un don de prémonition hors du commun. Ses propos, bien dit, bien écrit étaient cependant trop dérangeant pour être acceptés.
On essaya plusieurs fois de se débarasser de lui, alors, tenant plus à sa vie qu'a la vérité le Hibou a choisi la nuit pour tanière.
C'est ainsi qu'il devint celui qui parle dans le noir, guidant parfois les voyageurs si ceux-ci daignaient l'écouter, ou les effrayant si ceux-ci ne voyaient en lui qu'une misérable créature d'outre tombe.

Anybal le Chacal décida quand à lui qu'un tel ami était digne de lui.

samedi, septembre 30 2006

Visite a MeilleursLand

Anybal le chacal était d'un naturel curieux. Il décida donc d'aller faire un tour à MeilleursLand.
Au début, rien ne semblait différent de son monde, de sa ville (la Ville Bidon)ou se traine des millions de survivants.
Les rues étaient les mêmes, les couloirs du métro était emplis de gens pressés qui croyaient pourvoir sortir un jour la tête de l'eau alors que les Maitres les dominaient chaque jour un peu plus.

Puis, il vit les affiches, il entendit les radios, les télévisions :
  • Les unes parlaient de la meilleur nourriture du monde
  • d'autres des meilleurs vins
  • de la meilleure armée, des meilleurs chars (les Leux Clair)
  • de la meilleure police, des matraques que tous voulaient acheter
  • de la meilleure facon de vivre malgré le fort taux de suicide
  • des produits de luxe que tous leur enviaient
  • du système social, juste et équilibré, le meilleur quoi !
  • etc....
Il regarda de plus près les habitants de cette étrange contrée.
Rien ne semblait les distinguer de ceux qu'il cotoyait difficilement à la Ville Bidon si ce n'est le regard, fou de haine, apeuré, scrutant le voisin, discrètement.
Tous semblaient l'observer, tous fuyait son regard.
Il se dit qu'il était trop dur d'être habitant de MeilleursLand, il rejoignit sa caravane dans la banlieue de la Ville Bidon, bien décider à y trouver le bonheur, même si ce n'était pas le meilleurs du monde !

samedi, février 11 2006

La sorcière mal aimée

Malémé la sorcière fuyait son image comme chaque matin. Elle se plantait devant son miroir impitoyable, puis, se grimait pendant des heures, jusqu'a disparaitre derrière le masque que lui fournissait les marchands de rèves morts.
Malémé était l'une des ex-futures stars. Elle cachait son mal être derrière la quète du manche à balais parfait. Elle et son club de vieilles sorcières fouinaient, quémandaient, tchataient à la recherche de celui qui voudrait bien s'élever pour elles, rien que pour elles. Elles fantasmaient sur les cieux qu'elles pourraient visiter grace à lui.
Comme toutes les filles et beaucoup de femmes, elle croyait que le grimage plaisait aux hommes.
Ah, les hommes, ils étaient les seuls a pouvoir lui fournir ce qu'elle cherchait, et c'était bien là le problème. Quand ils la voyaient avec son masque, ses manières, ses illusions (qu'elle portait du reste à merveille), ils esquivaient un sourire qu'elle croyait prometteur mais qui n'était que moqueur.
Elle ne comprenait pas poourquoi ils fuyaient toujours ses avances, commes dégoutés par tant d'audaces.
Sans l'espoir de découvrir le manche à balais de ses rèves, elle aurait depuis longtemps aurait depuis longtemps abandonnée la partie.



La Sorcière Malèmée
Fonctionnaire de l'état affectée aux divers services sociaux nécessitant un degout rapide du demandeur. Elle a toujours rèvée de chevauchées nocturne sur un manche à balais digne de se nom. Les temps sont durs et les manches à balais n'élèvent plus les sorcières dans les airs.

dimanche, janvier 1 2006

Voeux pieux


Dessin de Michel et surtout de Cyril (son fils, 9 ans, grand dessinateur...).

Anybal le Chacal vous souhaite une bonne et heureuse année 2006.
(soyez sages, mais pas trop tout de même....)