...gueule.
Excusez moi pour le langage fleuri, mais : Je viens d'être gentiment mis sur la touche et ça a un peu de mal a passer.
Tout a commencé par un mail dans lequel je listais une série de problèmes que nous rencontrons sur le chantier en cours. Il s'agissait dans mon esprit d'une liste de points bloquants à élucider pour faire avancer les choses.
L'ennui, c'est que ma hiérarchie a très mal pris les chose, et m'a renvoyé dans mes buts, en me disant, de façon très courtoise, limite faux-cul si vous voyez ce que je veux dire, de m'occuper de mes affaires... car, a bien y réfléchir, mon boulot n'était pas si bien fait que cela.... et donc qu'avant de critiquer je ferais mieux de balayer devant ma porte.
Classique, comme dirait Béart :
Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié
D'abord on le tue
Puis on s'habitue
On lui coupe la langue on le dit fou à lier
Après sans problèmes
Parle le deuxième
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté.
J'ai été bien naïf de croire que l'on pouvait simplement dire (et surtout écrire) les choses pour faire avancer le schmilblic.
Comme toujours, dès qu'il y a problème, tout le monde se défile et personne n'ose jamais remonter les choses à la hiérarchie, c'est humain.
L'ennui c'est que j'ai plutôt un tempérament a aller de l'avant et a faire bouger les choses, plutôt qu'a attendre que les problèmes se résolvent tout seul (chose que je n'ai jamais vu personnellement).
Tout cela va s'arranger, je n'en doute pas, mais cela reflète à mon avis un état d'esprit typiquement français. Je m'explique.
Ma hiérarchie est composée de jeunes ingénieurs aux dents acérées. je suis issu du bureau d'étude, et même si j'ai pas un peu de bouteille dans le métier, je ne sort pas du moule habituels des cadres, et depuis que j'assiste ces messieurs, il me font bien sentir que je ne suis pas du même monde qu'eux. (pour corser le tout, ils sont tous issu des classes moyennes, et moi je viens d'un milieu de paysans et d'ouvriers)
En France, si t'as pas le diplôme, tu ne joue pas dans la même cours que ceux qui l'ont. Il y a bien quelques autodidacte qui gravissent l'échelle sociale, mais ils doivent se battre deux fois plus que ceux qui sortent du sérail.
Le poids des conventions est plus que jamais d'actualité et on aura beau dire, mais la lutte des classe est loin d'être finie, même si elle a pris des formes bien différentes de celle qui étaient en vigueur depuis le 19e siècle. On est de plus es plus dans une lutte de l'individu face au système.