Cyberpoète

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samedi, février 21 2015

@Livres - nouveautés de la semaine

Cette semaine sur @livres :

samedi, août 10 2013

Pensée de Jean-Louis Guez de Balzac

Jean-Louis Guez de Balzac était un libre penseur du XVIIe siècle.
Il fut l'un des grand réformateur de la langue française, contemporain de Malherbe et surtout de Théophile de Viau. Il était très apprécié de son temps pour la qualité de sa prose.
Son œuvre majeure : "le prince", est une pseudo éloge de Louis XIII.
Son art est essentiellement épistolaire et la publication de ses "Lettres" rencontra un grand succès.

En voici quelques extraits :




220px-Jean-louis_guez_de_balzac.jpg"Contentons nous des pertes présentes et de la misère que chaque heure apporte. Le mal vient assez tost, sans qu'il faille l'aller quérir par l’appréhension; comme il ne dure que trop, sans qu'il soit besoin de le retenir par la mémoire "

"Comme il y a des Fous furieux, et qui sont habillez en Sages, il y a aussi des Sottises sentencieuses et qui ont l'apparence d'Aphorismes. Le Monde se laisse piper le plus souvent à ce faux esclat, et je ne sçay si pour n'estre point du monde pipé, il suffit d'estre de l'Academie."

"II y a un milieu entre l'Impieté et la Devotion; et l'on peut s'abstenir des Blasphemes sans composer des Hymnes. "

"Les Hommes naissent ennemis des Loix, quelque douces qu'elles puissent estre. Leur devoir leur fait souvent haïr leurs propres desirs"

dimanche, avril 21 2013

Friedrich Nietzsche - Le Gai Savoir

friedrich-nietzsche_vUYk7.jpgFriedrich Nietzsche est un philosophe allemand bien connu pour sa critique acerbe de la morale et de la culture occidentale.

Son œuvre bien qu'essentiellement philosophique possède une forte charge poétique et lyrique. 

Voici quelques extraits d'une de ses œuvres les plus connu, le Gai savoir

....

La conscience intellectuelle. — Je refais toujours à nouveau la même expérience, et, toujours à nouveau, je regimbe contre mon expérience ; je ne veux pas y croire, malgré son évidence : la plupart des hommes manquent de conscience intellectuelle ; il m’a même semblé parfois qu’avec les revendications d’une telle conscience on se trouvait solitaire, comme dans un désert, dans les villes les plus populeuses. Chacun te regarde avec des yeux étrangers et continue à manier sa balance, appelant telle chose bonne, telle autre mauvaise ; personne ne rougit lorsque tu laisses entendre que les unités dont on se sert n’ont pas leur poids trébuchant, — on ne se révolte pas non plus contre toi : tout au plus rira-t-on de tes doutes. Je veux dire : la plupart des hommes ne trouvent pas méprisable de croire telle ou telle chose et de vivre conformément à ces choses, sans avoir au préalable pris conscience des raisons dernières et certaines, pour ou contre elles, et sans même s’être donné la peine de trouver ces raisons ; les hommes les plus doués et les femmes les plus nobles font encore partie de ce grand nombre. Mais que m’importent la bonté de cœur, la finesse et le génie, lorsque l’homme qui possède ces vertus tolère en lui des sentiments tièdes à l’égard de la foi et du jugement, si le besoin de certitude n’est pas en lui le désir le plus profond, la plus intime nécessité, — étant ce qui sépare les hommes supérieurs des hommes inférieurs ! Chez certains hommes pieux j’ai trouvé une haine de la raison dont je leur ai été reconnaissant : ainsi se révélait du moins leur mauvaise conscience intellectuelle ! Mais se trouver au milieu de cette rerum concordia discors et de toute cette merveilleuse incertitude, de cette multiplicité de la vie, et ne point interroger, ne point trembler du désir et de la joie de l’interrogation, ne pas même haïr l’interrogateur, peut-être même s’en amuser jusqu’à l’épuisement — c’est cela que je trouve méprisable, et c’est ce sentiment de mépris que je commence par chercher chez chacun : — et une folie quelconque finit toujours par me convaincre que chaque homme possède ce sentiment en tant qu’homme. C’est là de l’injustice à ma façon.

....

Instinct de troupeau. — Partout où nous rencontrons une morale, nous rencontrons une évaluation et un classement des actions et des instincts humains. Ces évaluations et ces classements sont toujours l’expression des besoins d’une communauté ou d’un troupeau. Ce qui, en premier lieu, est utile au troupeau — et aussi en deuxième et en troisième lieu —, est aussi la mesure supérieure pour la valeur de tous les individus. Par la morale l’ est instruit à être fonction du troupeau et à ne s’attribuer de la valeur qu’en tant que fonction. Les conditions pour le maintien d’une communauté ayant été très différentes de ces conditions dans une autre communauté, il s’ensuivit qu’il y eut des morales très différentes ; et, en regard des transformations importantes des troupeaux et des communautés, des États et des Sociétés, que l’on peut prévoir, on peut prophétiser qu’il y aura encore des morales très divergentes. La moralité, c’est l’instinct du troupeau chez l’individu.

dimanche, août 26 2012

Hildegarde de Bingen - Le livre des Oeuvres divines

Hildegarde de Bingen est une visionnaire, musicienne, femme médecin et grande érudite qui vécues en plein moyen age allemand, c'est a dire entre 1098 et 1179.


Contrairement aux idées reçues sur cette époque de l'histoire européenne, le moyen age ne fut pas une période barbare, mais bien plutôt une période d'une richesse méconnues. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder autour de nous et l'on verra que le nombre de monument datant de cette époque et nous entourant est impressionnant.

Le texte est une constitué d'une série de visions mystiques d'une beauté époustouflante que la mystique interprète a l'aune de son savoir encyclopédique. Il y a dans ce texte de nombreuses interrogations sommes toute très humaines même si Hildegarde de Bingen utilise une voie très poétique pour essayer d'y répondre a sa façon.

Le livre original a aussi inspiré de nombreux enlumineurs qui ont produit de superbes miniatures pour l'illustrer.


Que l'on soit intéressé ou pas par la religion, ce livre a surtout une indéniable force d'évocation poétique et peut permettre de mieux comprendre l'esprit de nos frères humains (comme diraient Villon) qui vivaient a cette époque.

mercredi, avril 11 2012

Friedrich Nietzsche - Ainsi parlait Zarathoustra

Friedrich Nietzsche est un philosophe allemand qui a ecrit un texte majeur de la litterature moderne : 

Ainsi Parlait Zarathoustra. 

Cette oeuvre bien qu'essentiellement philosophique, possède une force poétique hors norme. 

Le coté lyrique, exalté du texte, et le mythe du surhomme qu'il défend l'ont conduit a avoir un destin qui éloignera durablement Nietzsche de ses contemporains. En effet, certains antisémites l'ont revendiqué comme étant une de leur source d'inspiration.

C'est en limiter fortement la portée et brider la pensée du philosophe qui reste l'une des pensée majeure de la culture occidentale.

...

 LES TROIS MÉTAMORPHOSES

Je vais vous dire trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant.

Il est maint fardeau pesant pour l’esprit, pour l’esprit patient et vigoureux en qui domine le respect : sa vigueur réclame le fardeau pesant, le plus pesant.

Qu’y a-t-il de pesant ? ainsi interroge l’esprit robuste ; et il s'agenouille comme le chameau et veut un bon chargement.

Qu’y a-t-il de plus pesant ! ainsi interroge l’esprit robuste, dites-le, ô héros, afin que je le charge sur moi et que ma force se réjouisse.

N’est-ce pas cela : s’humilier pour faire souffrir son orgueil ? Faire luire sa folie pour tourner en dérision sa sagesse ?

Ou bien est-ce cela : déserter une cause, au moment où elle célèbre sa victoire ? Monter sur de hautes montagnes pour tenter le tentateur ?

Ou bien est-ce cela : se nourrir des glands et de l’herbe de la connaissance, et souffrir la faim dans son âme, pour l’amour de la vérité ?

Ou bien est-ce cela : être malade et renvoyer les consolateurs, se lier d’amitié avec des sourds qui n’entendent jamais ce que tu veux ?

Ou bien est-ce cela : descendre dans l’eau sale si c’est l’eau de la vérité et ne point repousser les grenouilles visqueuses et les purulents crapauds ?

Ou bien est-ce cela : aimer qui nous méprise et tendre la main au fantôme lorsqu’il veut nous effrayer ?

L’esprit robuste charge sur lui tous ces fardeaux pesants : tel le chameau qui sitôt chargé se hâte vers le désert, ainsi lui se hâte vers son désert.

Mais au fond du désert le plus solitaire s’accomplit la seconde métamorphose : ici l’esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert.

Il cherche ici son dernier maître : il veut être l’ennemi de ce maître, comme il est l’ennemi de son dernier dieu ; il veut lutter pour la victoire avec le grand dragon.

Quel est le grand dragon que l’esprit ne veut plus appeler ni dieu ni maître ? « Tu dois », s’appelle le grand dragon. Mais l’esprit du lion dit : « Je veux. »

« Tu dois » le guette au bord du chemin, étincelant d’or sous sa carapace aux mille écailles, et sur chaque écaille brille en lettres dorées : « Tu dois ! »

Des valeurs de mille années brillent sur ces écailles et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons : « Tout ce qui est valeur — brille sur moi. »

Tout ce qui est valeur a déjà été créé, et c’est moi qui représente toutes les valeurs créées. En vérité il ne doit plus y avoir de « Je veux » ! Ainsi parle le dragon.

Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l’esprit ? La bête robuste qui s’abstient et qui est respectueuse ne suffit-elle pas ?

Créer des valeurs nouvelles — le lion même ne le peut pas encore : mais se rendre libre pour la création nouvelle — c’est ce que peut la puissance du lion.

Se faire libre, opposer une divine négation, même au devoir : telle, mes frères, est la tâche où il est besoin du lion.

Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles — c’est la plus terrible conquête pour un esprit patient et respectueux. En vérité, c’est là un acte féroce, pour lui, et le fait d’une bête de proie.

Il aimait jadis le « Tu dois » comme son bien le plus sacré : maintenant il lui faut trouver l’illusion et l’arbitraire, même dans ce bien le plus sacré, pour qu’il fasse, aux dépens de son amour, la conquête de la liberté : il faut un lion pour un pareil rapt.

Mais, dites-moi, mes frères, que peut faire l’enfant que le lion ne pouvait faire ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur devienne enfant ?

L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation.

Oui, pour le jeu divin de la création, ô mes frères, il faut une sainte affirmation : l’esprit veut maintenant sa propre volonté, celui qui a perdu le monde veut gagner son propre monde.

Je vous ai nommé trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit devient chameau, comment l’esprit devient lion, et comment enfin le lion devient enfant. —


Ainsi parlait Zarathoustra. Et en ce temps-là il séjournait dans la ville qu’on appelle : la Vache multicolore.
....

jeudi, novembre 3 2011

Citation de Pagnol

"Tout le monde savait que c'était impossible, il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait"

"Telle est la faiblesse de notre raison : elle ne sert le plus souvent qu'à justifier nos croyances."

"Pour gagner de l'argent, il faut bien le prendre à quelqu'un…"

"C'est facile d'avoir vingt ans! Voyez! Je vais les avoir et j'ai rien fait pour ça?"

"C'est très joli d'être innocent; il ne faut pas en abuser."

"Ce n'est pas en ouvrant la gorge d'un rossignol que l'on découvrira le secret de son chant."

"Qu'est-ce qu'ils ont à pleurer autour de mon lit... C'est déjà bien assez triste de mourir... S'il faut encore voir pleurer les autres !"

vendredi, septembre 23 2011

Des auteurs Grecs

Qui lit encore les grand auteurs Grecs, en dehors de Platon ?

Pourtant certains d'entre eux mériterait encore toute notre attention,

Apulée.

Je me souviens avoir aimé lire Apulée et son "Âne d'or" par exemple. Pour ceux que cela intéresse on en trouvera le texte ici

C'est une sorte de roman-fable qui raconte la vie d'un homme que sa folle recherche des plaisirs sexuels a fini par conduire dans le piège d'une magicienne qui le transforme en Âne. Dis comme cela, ça peut paraitre enfantin et sans intérêt, mais l'auteur en profite pour décrire les croyances païennes de son époque et l'on se retrouve devant un texte plutôt syncrétique et très instructif.

Lucien de Samosate



On peut aussi lire les Œuvres de Lucien de Samosate qui connurent un grand succès a son époque, par exemple son histoire véritable qui est considéré comme le tout premier roman de science fiction de l'histoire. à découvrir ici

Herodote



Herodote, considéré comme l'un des pères de l'histoire, se lit aussi assez facilement. On peut trouver ses Œuvres ici

samedi, mars 12 2011

Raymond E Feist - Les Chronqiues de Krondor"

Raymond E feist est un écrivain américain né en 1945.

Il est connu surtout pour sa Saga de Fantasy "Les chroniques de Krondor" dont je viens de terminer le premier tome intitulé Magicien. (initialement paru en France en deux ouvrages séparés "Pug l'apprenti" et Milamber le mage").

Et c'est excellent. On y retrouve tous les ingrédients classique de la Fantasy : les magiciens, les elfes, nains et autres créatures imaginaires issues des mythes celtiques et anglo-saxo. Mythe que l'œuvre de Tolkien a largement popularisée.

Feist fait partie des grand auteurs de ce domaine littéraire très populaire au état unis et largement sous estimé en France ou il est souvent classé dans la littérature jeunesse ce qui est a mes yeux une hérésie.

Avec ce roman, l'auteur nous entraine dans un univers riche appelé Midkemia qui se trouve confronté l'invasion de guerrier puissamment organisé issue d'un autre univers : Kelawan. On y voit évoluer divers personnages tout juste sortis de l'enfance qui vont être rapidement impliqué dans la guerre difficile et violente qui va opposé les deux civilisations complètement différentes.

Midkemia est un univers assez classique en fantasy, proche de monde médiéval, avec ses elfes, ses nains, ses magiciens et surtout sa hiérarchie Féodale.

Kelawan est un monde où domine les Tsuranni, un peuple très organisé inspiré du japon médiéval et certainement un peu de Rome.

Les deux univers sont décrit avec soin par l'auteur, et on s'y plonge très facilement. Je conseille vivement la lecture de cette oeuvre très riche.

lundi, août 18 2008

Le coeur conscient

Je viens de relire un bouquin de Bruno Bettelheim intitulé "le coeur conscient".
J'en ai encore froid dans le dos.

L'auteur, un psychanalyste d'origine autrichienne émigré au State y décrit son expérience des camps de concentration. Il est passé par Dachau et Buchenwald.
Il tira de cette expérience un théorie selon laquelle le milieu fortement influencer la personnalité et surtout le comportement des individus.
Dans le Livre, que je conseille fortement, l'auteur décrit les effets de la société de masse sur l'individu et analyse la façon dont les sociétés extrêmes, telle que créa le nazisme, peuvent aller jusqu'à détruire la dernière parcelle d'humanité chez le citoyen.

C'est fort instructif. Et surtout, cela vous donne des sueurs froides quand on sait que ce que décrit l'auteur s'est produit à la fin des années 30, avec des moyens de communication nettement moins performants que ceux d'aujourd'hui.
On peut se demander a juste titre jusqu'à quel point des états totalitaire peuvent utiliser les médias pour asservir leurs peuples. Je pense notamment a des dictatures extrêmes comme celle du Turkmenistan, mais il y en a d'autres, et surtout il y a une dictature bien plus pernicieuse que celle des états, je veux parler de celle de l'argent.

Pas un jour ne passe sans que l'on ne nous parle d'économie, crise, pouvoir d'HA et autres relents plus ou moins pestilentiels de capitalisme primaire.
C'est si bien ancré que le moral des Français sera bientôt coté en bourse, oui oui.

lundi, septembre 3 2007

Robert Jordan - La roue du temps

La fantasy est souvent perçue dans notre pays comme une sous litterature tout juste digne a être lu par un public d'adolescent pré pubère ou d'adulte mal dégrossis. Comme le Métal ou autres musiques glauques au yeux des biens pensant, elle est considérée comme une sous culture.
C'est bien dommage car en dehors de Tolkien, il existe des auteurs digne d'intéret et proche des mythologies des diverses cultures existantes. L'inspiration des écrivains de ce domaine a depuis longtemps su dépasser les clichés du genre. Avec les meilleurs d'entre eux on est bien loin de Conan le Barbare et autres romans du genre.

Robert Jordan fait partie de ces écrivains dont la plume vole bien au dessus du lot. Je suis en cours de lectures de ce qui est considéré par tous comme son chef d'oeuvre, a savoir "la roue du temps". Il y avait bien longtemps qu'un cycle de cette ampleur ne m'avait pas tenue en haleine a ce point. l'oeuvre est atypique de part son ampleur et la profondeur des thèmes abordés. Pas moins de 24 volumes de 500 pages environs pour l'édition française.
Le cycle n'echappe pas a certains clichés du genre, certes, mais ils sont réinventés au cours des diverses aventures des personnages. Ceux-ci ont une profondeur, une humanité très crédible et Jordan réussit a nous tenir en haleine malgré de nombreuses descriptions.

Dommage que nos critiques littéraires, notre petit monde d'écrivains égocentriques, soit si peu ouvert a cette grande litterature, voisine de la science fiction.

dimanche, novembre 5 2006

Jodorowsky

Alejandro Jodorowsky est né en 1929 au Chili. La Danse de la Réalité, est une autobiographie à l'image de l'auteur. Pleine de facéties, mystique et poétique.
C'est bien écrit, c'est pétillant, plein de tendresse et d'humours, l'auteur fait des liens parfois incongru entre les divers evenements de sa vie riche en créativité. Son regard sur le monde est à la fois sans concession et plein d'optimisme. C'est véritablement rafraichissant dans cette époque morose.
Si vous aimez les personnalités hors du communs, les anticonformistes, les individus aux regards multiples, les touche-a-tout, lisez cette autobiographie, vous ne serez pas déçu. Sa vie est un roman, le personnage principal est lui même surréaliste, hors norme.

Alejandro Jodorowsky est un réalisateur, acteur, auteur d'une poignée de films ésotériques, surréalistes et provocateurs ; il est également auteur de mémorables "performances" Panique (groupe qu'il crée avec Roland Topor et Fernando Arrabal), mime, romancier, essayiste, poète et prolifique scénariste de bande dessinée. Son univers est l'incroyable croisement de la science-fiction, de l'ésotérisme et de l'humour.
A lire : l'Incal déssiné par Moebius.

mardi, octobre 24 2006

Les Uchronies de Guy Gavriel Kay

La science fiction à mauvaise reputation. Qui lit encore de cette sous littérature pour étudiants attardé ? Moi.
Ne parlons pas de la fantasy, même certains lecteurs de SF la considère comme sous genre d'un genre mineur de fond.
Seul Tolkien échappe au critique, mais bon, c'est bien parce que c'est lui !
Que dire des uchronies qu'invente Guy Gavriel Kay....
D'abord, pour ceux-ci qui ne connaissent pas, une uchronie c'est un roman historique... dans une monde parrallèle. Par exemple "la mosaîque de Sarance" se déroule dans un monde qui ressemble à la fin de l'empire romain, Bysance. "La chanson d'Arbonne" dans un moyen age parrallèle. Ainsi sont les romans de cet écrivain canadien à succès.
C'est distrayant, interressant, je conseille à tous "Le dernier rayon du soleil", une saga pseudo-viking ou les ennemis de toujours finissent par devenir alliés, ou les fées ne savent plus voler. Tout un monde attachant.

lundi, octobre 16 2006

Orhan Pamuk

Je trouve assez étonnant que l'on parle si peu du prix Nobel de littérature 2006. Il a été décerné a Orhan Pamuk, un écrivain turc. Son roman intitulé "mon nom est rouge" est un petit chef d'oeuvre. Il a souvent été comparé au "nom de la rose" de Umberto Eco, Il est a mon avis bien meilleur. Il faut aussi lire "Neige", excellent texte qui m'a fait penser au Docteur Jivago de Boris Pasternak.
C'est aussi le seul Turc qui a ma connaissance ose parler du génocide arménien sans le renier systématiquement. Cela lui a valu un certain nombre d'ennuis avec la justice de son pays.

Il faut lire absolument : "mon nom est rouge"

samedi, juillet 1 2006

Rappel

L'internationale
Paroles: Eugène Pottier. Musique: Pierre Degeyter 1871


Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foule, esclaves, debout, debout
La monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

{Refrain:}
C'est la lutte finale
Groupons nous, et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l'esprit du cachot
Soufflons nous même notre forge
Battons le fer quand il est chaud.

{au Refrain}

L'état comprime et la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez, languir en tutelle
L'égalité veut d'autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Égaux, pas de devoirs sans droits!

{au Refrain}

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a crée s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

{au Refrain}

Les rois nous soûlaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air et rompons les rangs
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

{au Refrain}

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n'appartient qu'aux hommes
L'oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.

lundi, juin 26 2006

Octavia E Butler


"Il vaut mieux éduquer les gens que leur faire peur. Si tu les mets en garde contre un danger et qu'il n'arrive rien, ils oublient leur peur et toi tu perd ta crédibilité. C'est alors plus difficile de les mettre de nouveau en garde...."

extrait du roman d'Octavia E Butler "la parabole du semeur" que je conseille a tous de lire.
C'est la description d'un avenir de l'amérique et du monde plus que probable, d'un monde ou la misère, la violence et l'ignorance font loi.
Il faut lire ces deux romans, pas pour se faire peur, mais parce qu'il parle d'une amérique déjantée, d'une amérique qui fait penser à l'afrique actuelle.
Le personnage principale, une jeune fille puis une femme, doté d'une intelligence supérieure, va devoir affronter la dure réalité dans ce qu'elle a de plus crue. C'est décapant, bien écrit.
Ça questionne, ça angoisse car c'est un avenir plus que probable.
Octavia E Butler est une écrivain noire américaine né en 1947 a Pasadena, qui a ecrit de la "SF sociale" pendant près de quarantes années. Elle a été récompensée des prix Hugo et Nébula.
Cette grande dame, peu connue en France, nous a quitter le 24 février 2006. Ses oeuvres méritent vraiment d'être lues.

mercredi, février 1 2006

Kung Fu fantasque


Le Frere Initié. de Sean Russell

Excellent, de la vraie bonne fantasy et pourtant loin de l'univers Tolkien. C'est un mélange de Kung Fu et des chronique de Krondor. de Raymond E. Feist
à lire.

vendredi, janvier 27 2006

Les vertus du Libre

Un article qui traduit ce que je pense de l'utilisation de l'informatique actuellement.

vendredi, décembre 30 2005

un autre regard

un article à lire sur les banlieues.
mais aussi un article sur la liberté de pouvoir télécharger ....légalement

vendredi, septembre 30 2005

Girlfriend dans le coma - Douglas Coupland



Il faut lire Douglas Coupland !
Cet auteur canadien mérite vraiment qu'on le lise. Son style est incisif, le livre est prenant, noir, déjanté. Une oeuvre dont on ne se remet pas facilement.

biographie son site