Par Michel CATELIN le dimanche, mai 30 2010, 08:41
on a crié dans les rues
on a crié sous les toits on a hurlé et chanté la vie la mort le temps qui passe les souvenirs qui s'effacent les uns portaient des drapeaux d'autre des chapeaux et moi rien rien que mes mots écorchés et cassés par le froid
on a crié devant les sourds avec leurs casques hurlant sur les oreilles on a hurlé devant les remparts de musique devant les zombies connectés au monde des esprits au grand réseau social asocial
on a crié encore et encore on était des milliers de sans abris de sans papiers de sans vies et personnes n'a osé nous tendre la main car nous n'étions pas connectés nous n'avions pas de profils sur la toile
on a crié en silence dans le bruit assourdissant des machines a décerveler
on a mais a quoi bon continuer notre cortège d'ombres s'est disloqué
Le citoyen Lamba décida soudainement que ça ne pouvait plus durer comme ça.
C'est vrai quoi, on en donne trop au citoyen Mu, et pas assez pour le citoyen moyen qu'il représente lui et tout son groupe d'amis, de confrères, de frères et de soeurs.
Il décida donc de mettre dehors tout les autres membres de l'alphabet, une lettre devrait bien suffire à exprimer le monde. Surtout une lettre aussi belle que le lambda.
Pour mettre son projet a éxécution, il appela le grand Vizir Alla Gomme pour effacer les Autres, les Différents.
Bientôt, l'alphabet se mit a maigrir, a maigrir. C'était de mode, on commença par les voyelles, trop grasses pour plaire au demoiselles. Puis ce fut le tour des Bêtas trop arrondis, des Deltas, trop coupants. Et ainsi de suite.
Les écoles, les villes furent a feu et a sang, même des citoyens Lambda commencèrent à se révolter contre la Politique d'Alla Gomme.
Le pire est que les mots commencèrent a disparaître, laissant place à divers maux, tel la perte de mémoire, l'analphabétisme.
Les Lambdas les plus extrêmes commencèrent a douter de leur politique.
Un alphabet ne peut se composer d'une lettre, des mots comme amour, paix et amitié n'ont pas de Lambda dans leur composition.
Le monde devint vite invivable, un vrai désert ou errait quelques L au milieu d'oiseaux morts en plein vol.
Lambda se réveilla en sueur. Il se demanda ce qu'il lui avait pris de faire un tel rêve.
Par Michel CATELIN le mardi, novembre 24 2009, 21:43
Ils ont pris leurs bâtons
Ils ont taper taper taper
les vilains garçons
les mauvais sujets
Ils ont pris leur gros sabots
leur mains de fers
leurs chaines et nerfs a vif pour tuer,
détruire,
exterminer les vilains pas beau
qui osent vivre,
se plaindre,
les vilains serfs qui osent la révolte
le malaise
le mal être
Ils ont pris leur matraques
leurs masques de fer
leurs gaz a pleurs
leurs boucliers
pour se défendre
pour défendre
l'ordre
contre le
Par Michel CATELIN le mercredi, novembre 18 2009, 06:54
Citoyen Lambda mange bio quand on lui dit que c'est pour son bien. faut bien vivre n'est-ce pas ?
Citoyen Lambda pratique l'échangisme quand c'est de mode. faut bien rire n'est-ce pas ?
Citoyen Lambda se pame devant une starlette d'opérette quand on lui dit que c'est beau.
Citoyen Lambda admire le roi soleil, oubliant ses crimes, dès que celui-ci chante et danse.
Citoyen Lambda a peur des enfants de ses voisins à la peau brune, aux yeux bridés....
Citoyen Lambda s'endors dès que citoyen Narkosy le lui dit
Citoyen Lambda fait la guerre quand on l'envoi au front national.
Citoyen Lambda c'est toi, c'est moi, quand béat nous écoutons les citoyens Alpha ou Béta promettrent ce qu'ils ne peuvent ni ne veulent tenir.
Citoyen Lambda milite pour plus de justice tout en fauchant un enfant dans les rues de sa ville qu'il connait si bien. Il cherche toujours une excuse à ses excès de vitesse.
Citoyen Lambda a peur de l'avenir, a peur pour ses petits enfants, mais pas au point de changer son mode de vie. Faudrait pas exagérer !
Citoyen Lambda pleure le jour, rale, se plaint puis le soir venue s'enivre au nom du savoir vivre, de la french-way-of-life. Il est alors prèst à tuer ces barbares qui ne savent pas vivre.
Citoyen Lambda a une notion étrange de l'égalité, il se sent plus égal que le citoyen Oméga.
Je n'aimerais pas être Citoyen Lambda et poutant parfois.... j'ai peur.
Par Michel CATELIN le vendredi, octobre 30 2009, 06:35
Le vieil éléphant, sentant sa fin proche, décida de détruire le monde qui l'avait vu grossir, prendre de la force au fur et a mesure des années.
Il en avait vu passer des éléphanteaux,
il en avait chasser plus d'un qui venait chasser sur son territoire.
Il avait du maintes fois protéger son harem des désirs des autres mâles.
De nombreuses batailles avait égrener ses printemps, mais aujourd'hui il était acculé au désespoir : sa force légendaire commençait a décliner avec l'age.
Il devait de plus en plus utiliser la ruse et user de diplomatie pour conserver sa position.
Ce n'était pas dans son tempérament; en vieux guerrier il préferait la baston, le combat, la mort, aux longues discussion pour se défendre.
Le vieil éléphant sentant sa fin proche, décida de détruire le monde, son monde, en un dernier combat pathétique.
Il se mit a hurler, a trépigner, a faire l'homme, la brute, mais a sa grande surprise, a son grand désespoir, personne ne bougea.
Même les vieilles femelles qu'il avait maintes fois visitées se retournèrent le laissant seul sur le ring.
Alors le vieil éléphant compris que son temps était fini, qu'il devait partir a la quête du cimetière des éléphants.
ils ont criés dans les mégaphones,
ils ont hurlés leur haine du quotidien.
ils ont chantés, tapés du pied, frappés des mains
ils ont voulus faire peur
alors
ils ont marchés sur les palais avec des barres
de fer,
de feu,
de sang.
Mais la peur s’est changée en fumées irritantes.
Et les yeux des enfants ont pleurés
La peur s’est changée en bras armés, en têtes vides, casquées
et le sang a coulé dans le caniveau
la mort a suintée des banderoles,
dure comme une matraque
elle a frappé encore et encore
Alors la peur a changée de camps
elle a crié dans les mégaphones,
pour nettoyer le monde
autour des beaux quartiers
elle a dispersé les idées a grand coups de mépris
Heureux, libre comme l'oiseau, il aimait charmer un auditoire de damoiseaux et de damoiselles.
Sa vie était simple comme le vent, rien ne lui manquait et il trouvait joie et inspirations dans l'exercice simple de son art.
Jusqu'au jour ou il rencontra un bourgeois.
Celui-ci le voyant errer par mont et vaux lui demanda si il ne préférait pas une vie plus tranquille, une vie de bourgeois, possédant moult bien et conforts.
L'artiste hésita et s'en fut fait de sa tranquillité car le commerçant profita de ce semblant de doute pour lui proposer un marché de dupes. Il vanterait les mérites du troubadours, lui organiserait des prestations moyennant un petit pourcentage.
En échange, le troubadour devait écrire et satisfaire aux besoins du public (besoin que seul le bourgeois connaissait bien entendu).
Voyant le perspective de gains faciles, le voyageur décida de confier sa vie au commerçant, ne se doutant pas un instant que celui-ci n'en avait que faire de son art.
Tout alla très bien jusqu'au jour ou quelques admirateurs croyant bien faire, se mirent a chanter par mont et vaux les chansons du troubadour.
Celui ci était fier de son succès, mais le bourgeois voyant qu'il ne gagnait point de pièces sonnantes et trébuchante à ce petit manège, commença a s'en plaindre a l'artiste, et surtout a lui faire miroiter de nouvelle promesses de bien.
Tout homme est cupide, et le troubadour n'échappe a cette règle.
L'espoir d'une vie meilleur l'emporta et le persuada de suivre les récriminations du marchand du temple.
Les admirateurs furent capturés et brulés en place publique pour plagiat et vol de propriété intellectuelle.
On ne rigole pas avec ces choses là !
Le troubadour et le Bourgeois gagnait de plus en plus de pièces d'or, chacun aurait pu croire qu'ils étaient heureux.
On les voyaient au bras de déesses, on les voyaient dans des fêtes somptueuses, on les voyaient dans de superbes demeures, et chacun rêvait de vivre comme eux.
Mais au fond d'eux ils étaient tout deux malheureux.
Le voyageur regrettait secrètement sa vie d'errance et de nonchalance, il avait depuis longtemps perdu contact avec sa muse et recyclait allègrement ses compositions pour le plus grand bonheur du public bourgeois que n'aime que la certitude et redoute l'imprévu.
Le marchand souffrait d'un manque que tout l'or du monde ne pouvait pas combler. La peur du vide était sa maitresse depuis trop longtemps pour qu'il ai la force de la quitter.
Ils vécurent tous deux longtemps et finirent riches et adulés, mais aussi froids et figés que la glace des pôles.
Par Michel CATELIN le jeudi, février 12 2009, 16:01
Le monde est rempli de gens stressés ayant peur pour leur fesses.
Cette affirmation peut paraitre péremptoire, mais je vous assure qu'elle est basé sur une expérience de la vie. Pour exemple, la petite aventure qui m'est arrivé ce matin.
Mon entreprise et moi, travaillons pour une institution d'état que je ne citerais pas. C'est un chantier plutôt petit par rapport a ce que nous avons l'habitude de gérer. Et pourtant depuis un an nous avons tout les problèmes du monde a le finir. A croire que les dieux du bâtiment se sont liguer pour nous porter la poisse.
Bref, je vais à la réunion hebdomadaire de chantier, et je me fais allumer par la responsable technique du site. Motif : j'avais envoyé à cette dame, un mail pour lui signaler qu'à l'avenir je déléguerais une partie de mon travail a mon chef de chantier vu qu'il en a les compétences et que je n'ai pas les disponibilités pour m'occuper a 100% de ce chantier.
Il s'agissait d'un mail de courtoisie en vue de prévenir l'excitée du changement de situation et, elle l'a interprétée comme une fuite. Pour elle, je laissais mon pauvre chef de chantier dans la merde, j'étais un Pilate du bâtiment.
J'ai donc eu droit a un bon quart de de récrimination en tout genre, j'étais devenu en quelque minute l'être le plus abject de la création et par ma faute ce chantier allait a sa perte.
J'avoue que j'ai eu un peu de mal a suivre son raisonnement tellement il étais touffus, contradictoire et plein de fiel .
Etant d'un naturel calme et peu enclin a m'emporter, je lui ai répondu calmement que j'étais désolé qu'elle le prenne ainsi, mais que mon chef de chantier était tout a fait capable de gérer la suite des opérations et que je ne voyais pas où étais le problème.
Il s'en ai suivi un autre quart d'heure de cri et plaintes en tout genre. Il a fallu l'intervention de son supérieur pour mettre fin aux jérémiades de la dame.
Tout ça pour quoi ?
Tout simplement parce que cette fonctionnaire est sur le sellette depuis un moment déjà et qu'elle cherche par tout les moyens a se défendre. On lui reproche la mauvaise gestion de ce chantier qui il est vrai patauge lamentablement depuis le début, alors qu'elle n'y est pour rien.
Le fautif est avant tout l'architecte et son bureau d'étude qui ont vendu a notre client une Ferrari au prix d'une 2 CV et a nos chers ingénieurs chargé d'affaires qui ont pris le chantier en disant que c'était réalisable.
Résultat, moi et mes collègues qui devront réalisé la chose avons bien du mal a nous en sortir et cette dame qui sent qu'elle va en payer les pots cassés tape sur le premier venu à la moindre contrariété.
Par Michel CATELIN le mardi, janvier 20 2009, 12:48
Je suis Vert.
Fils d'un Bleu et d'une Jaune, je suis vert, vous dis-je
Ma vie se résume a ces deux mots
haine mépris
Ma vie s'explique par ces deux appartenances.
Je suis double et pourtant je ne suis rien.
Les jaunes m'ont toujours hais pour mon sang bleu
Les bleus m'ont toujours fuit a cause de mes gènes de jaunes.
Mon enfance fut une fuite, une absence d'amour, un rejet.
Solitaire par obligation j'ai perdu le sens de la nation.
Je suis Vert
Et bientôt président de tous, Rouges, Jaunes, Bleu
Moi le fils de rien
Je deviens maitre de tous.
Moi le Vert que l'on dit Bleu
Jamais Jaune, ils sont bien trop fier pour cela,
Ils préfèrent me dire Bleu car pour eux les Bleus ne sont rien
moins que rien
Pour eux le Vert est plus proche du bleu que le jaune
C'est comme ça
Mais moi, Je ne suis
pas une couleur
pas un numéro
pas un messie
moi je suis
et c'est déjà bien
Par Michel CATELIN le mardi, décembre 16 2008, 17:08
chuut ... Ne le répéter pas surtout, mais j'ai un super plan pour devenir plus riche que riche.
L'idée : je vous file mon numéro de compte, vous y déposer vos économies et je fais travailler votre argent en toute discrétion.
15% garantie, sans rien faire, à part me faire confiance, mais j'ai fait mes preuves, non ?
Ayez confiance.....
Évidement, j'exige votre discrétion, vous serez un initié. Cette opération étant bien sur réservé à l'élite.
Toute fuite risquerait de créer un appel d'air qui risque d'éteindre la précieuse flamme.
Alors, silence et surtout ayez confiance.....
Vous pouvez me contacter au 06 $$ $$ $$ ou par mail a pigeons@liberal.com
Par Michel CATELIN le samedi, novembre 8 2008, 22:25
Ne surtout pas croire que Segolene Royal soit soutenu par les militants
Fermez les yeux, au début ça fait peur, mais c'est normal
Ne surtout pas attaquer la politique du gouvernement de face
Un éléphant doit haïr, voir trahir un autre éléphant
Dire la même chose que le voisin, mais faire croire a sa différence
Être de gauche avec un discours de droite et vice versa
Défendre Pierre en pariant sur Martine.
etc...
Par Michel CATELIN le mercredi, octobre 1 2008, 12:55
Tout petit monde merveilleux de la politique se rebelle en apparence contre les méchants capitalistes sauvages qui osent mettre en périls les banques et autres profiteurs et les compagnies d'assurances.
C'est beau mais ça pue le bon sentiment à deux balles.
Notre président adoré a même réclamer qu'on lui livre la tête des coupables d'une telle infamie sur un plateau d'argent frais.
Mais au fond, que nous montre cette crise ?
Les capitalistes et autres liberaux qui se sont enrichis pendant des années sur le dos des "emprunteurs à risque" en tout genres en leur proposant des prêts a taux variable restent riches. Ce qui a chuté ce sont des actifs pourris qu'ils se sont empressé de vendre.
Eh maintenant, tout le petit monde merveilleux s'inquiète de la faillite des principaux suceurs de pépètes.
Personne ne semble penser au millions, voir au milliards de gens qui plus ou moins directement vont subir de plein fouet la crise.
Dans le fond, personne ne remet en cause le modèle économique que tente de nous imposer l'Amérique triomphante.
Par Michel CATELIN le mercredi, septembre 24 2008, 13:31
jean pétété toute sa vie a été
un fonctionnaire zélé et discipliné
maitre de son guichet
maniant la file d'attente
pour qu'elle soit lente et permanente
ça lui donne la sensation de travailler
Et puis, faut pas affoler Jean Pétété
Sinon il pourrait s'énerver
et sa journée serait gâchée.
Jean Pétété a peur d'être privatiser
des fois qu'il doivent se justifier
d'être un fonctionnaire zélé et discipliné
maitre du guichet figé a jamais
dans l'attente
Jean Pétété est persuadé
d'avoir un rôle social
que tel un chevalier
il lutte contre le mal
le capitalisme liberal
jean pétété toute sa vie a été
un fonctionnaire zélé et discipliné....
Par Michel CATELIN le vendredi, août 8 2008, 11:47
Je ne sais pas pour vous mais moi je suis déjà saturé des Jeux Olympiques.
Il faut dire que je ne suis pas vraiment un adepte du sport par procuration quel qu'il soit. Les performances de ce type me laisse indifférent.
Alors en plus tout le contexte hypocrite politique autour de la chine, premier fournisseur de biens de consommation occidentaux et notoirement dictatorial. Y'a vraiment de quoi hérisser mes p'tit poils.
Je cherche l'asile ethique, pour l'avenir et prepare mes boules QUIES pour les deux semaines a venir, mais avant cela je dédie ce morceau d'Hendrix au président chinois. (:-D)