Cyberpoète

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Poèmes d'Antybul

Fil des billets

dimanche, août 2 2015

Migration




Ils sont venus
un beau jour de printemps
pour voir le monde
d'un œil nouveau.

vendredi, février 20 2015

Moyen age




Dans la nuit hurlent les loups
mâchoires aux aguets
paysans, manants et fous
qui que vous soyez
fuyez!

les seigneurs de ces terres
exhalent d'amères douleurs
ils ne savent que faire
pour inspirer la peur
l'horreur

Dans la nuit hurlent les loups
méfiez-vous de ces carnassiers
paysans, manants et fous
qui que vous soyez
ils ont si peur que vous les voliez
si peur de l'enfer
de votre misère
qu'un jour a germer
en leurs esprits déséquilibrés
l’idée de faire garder leurs bijoux
de faire garder leurs trophées
par d'horribles loups

fables, fariboles ou contes de fées
paysans, manants et fous
qui que vous soyez
méfiez-vous
le moyen age expire
craignez le pire
les loups sont devenus des chiens

dimanche, octobre 19 2014

Complainte de la belle

Je ne veux pas être l'objet De son désir L'objet du crime

Je ne veux plus être celle Qui le fera s'extasier La nuit

Je ne veux pas être une belle image De chair et de sueur Un désir ardent Un plaisir d'un instant

Je veux pouvoir Marcher sans toujours Voir de potentiels amants Se retourner Me sourire, Me désirer Ou plutôt Désirer mon corps

Je veux être moi Pleinement moi Ne plus jamais Jouer le rôle de la belle

mercredi, juin 25 2014

L'assise


Elle rêvait d'hommes
Elle chantait les hommes
Elle pleurait les hommes
Elle vivait pour les hommes

Assise dans le métro
Station amour fermée
Station toujours cassée


Picasso - Femme assise dans un Jardin (1938)

Elle attendait l'Homme
Elle se riait des hommes
Elle se méfiait des hommes
Elle mourrait pour les hommes

Assise dans la vie
Sur le banc étique
De sa vie

Elle voulait oser l'homme
Elle désirait l'homme
mais celui-ci la voulait
couché
à la rigueur debout
Mais sûrement pas assise

samedi, janvier 4 2014

Valentin et les seins

Valentin n'est pas
bien malin car il a
trouver l'amour
et un jour
l'a vendu
pour une fleur
un sourire de rue
un plaisir d'une heure

Valentin n'est pas
bien malin car il a
oublié sa belle
pour un nuit avec
une belle
au décolleté
attrayant

tout fout le camps...

samedi, octobre 12 2013

Bitume

Je suis la pierre
noire
Sur laquelle se couche
le soir
Un homme oublié
sans espoirs
un homme cassé
ivre
de douleurs, de peurs
ivre
de solitude de malheurs

Je suis le Bitume
Je suis fait pour vos voitures
longues et rapides
puissantes

Je suis le chemin de l'oubli
le chemin du futile
A quoi bon vous le cacher
Je serais peut-être votre tombe

Je suis l'âme du monde tel que vous l'imaginez
A mes coté restent ceux qui ne veulent pas suivre la voie banalisée

Je suis le Bitume
Le noir, l'amertume
Tu devras me suivre ou rester là
Sur le bas coté
Sur la pierre noire
chaque soir
endormi
sans vie...


Rebecca Gershwitz, GNN Arts & Leisure

lundi, mai 20 2013

la pluie

pluie.jpg

la pluie
qui tombe
sur mon corps
inonde le décor
de tristesse
et je pleure
ma jeunesse
qui se meurt
dans le froid
d'un printemps
sans joie.

mercredi, mai 1 2013

la vie qui passe

marc-chagall-la-vie.jpgLe temps passe
et jamais je ne me lasse
de la vie qui m'enlace
dans ses filets

le temps s'écoule
comme une pierre je roule
pour fuir la foule
et ses filets

le temps et la vie
comme une poésie
s'enfuit chaque jour
un peu plus pour
s'approcher des vers.

(illustration Chagall - La Vie - 1964

mercredi, janvier 2 2013

la peur au ventre

peur.jpgils avaient peur du soir
ils avaient peur du noir
enfants du bitume
orphelin de la thune

a force de stagner
sur les pavés
la rage
n'avait plus d'age

Ils dormaient dehors
car tel était leur sort
loin des lits douillets
la peur comme duvet
leur échauffait le sang
froid comme le temps
qui passe lentement


a force de stagner
sur les pavés
la rage
n'avait plus d'age

ils avaient peur de cette nuit
qui prend des vies
au hasard d'un rêve
pour un rien, un reste de sève
pour deux sous, un pull
on quittait a jamais sa bulle
pour voler ailleurs
loin de ses peurs
la où la vie n'est pas faite
de sueurs froides.

a force de stagner
sur les pavés
la rage
n'avait plus d'age

vendredi, novembre 9 2012

Vieil Enfant




Un enfant decida un jour que plus jamais il n'y aurait d'hivers
Que plus jamais il n'y aurait de guerres
Un enfant décida un jour de dire non au racisme
De ne plus avoir peur des hommes,
De respecter les femmes et leurs enfants, ses frères

Mais l'enfant a grandi
Lentement, il a fuit les ideaux
Qui en son coeur habitaient, bien au chaud
Pour disait-il 
profiter du monde, 
de la vie
Il voulait vivre
s'amuser
être
égoïste
ego-centré

Alors l'enfant devint vieux
A vingt ans, il se morfondait déjà
Croyant avoir tout vu, tout su

A vingt ans, l'enfant mourru
de faim, de desespoir,
laissant le désert
et le silence
envahir son coeur.

longtemps encore
son corps vécu
semant le desespoir
la peur autout de lui
criant partout qui le monde est foutu
pourri
que la vie ne vaut pas la peine
d'être vécu.

samedi, octobre 20 2012

tout un monde

il y a ceux qui papotent
il y a ceux qui bougeottent
il y a les gueulard,
   les crieurs,
     les cracheurs de vérité

il y a les oiseaux de nuit
   les oiseaux de jour
   les amis d'un jour
   les ennemis d'un soir

il y a les enfants
   les gourmands
     les déments
     les plaisantins
    les p'tit malins

il y a les hurluberlu
   qui croient ce qu'ils ont vu
il y a les croyants
   qui ne croient que ce qu'ils voient

il y a les zozos
   qui font le beau
il y a les bobo
   qui se croient beau

il y a les philosophes
   d'une heure
      d'une nuit d'ivresse
         d'un jour de liesse 
            d'un mois de jeune
               d'une année sabbatique

il y a ceux là qui crient la nuit
   ceux ci qui meurt le soir
   seul sur leur trottoir
devant ceux qui passe
  sans rien voir

il y a la vie
  si courte
    si longue.

samedi, août 18 2012

La folle vie du Citoyen Lambda

Citoyen Lambda a une folle vie qu'il croit unique, car il est unique n'est ce pas ?

Citoyen Lambda mange bio quand on lui dit que c'est pour son bien. faut bien vivre n'est-ce pas ?

Citoyen Lambda pratique l'échangisme quand c'est de mode. faut bien rire n'est-ce pas ?

Citoyen Lambda se pame devant une starlette d'opérette quand on lui dit que c'est beau.

Citoyen Lambda admire le roi soleil, oubliant ses crimes, dès que celui-ci chante et danse.

Citoyen Lambda a peur des enfants de ses voisins à la peau brune, aux yeux bridés....

Citoyen Lambda s'endort dès que citoyen Narkosy le lui dit

Citoyen Lambda fait la guerre quand on l'envoi au front national.

Citoyen Lambda c'est toi, c'est moi, quand béat nous écoutons les citoyens Alpha ou Béta promettent ce qu'ils ne peuvent ni ne veulent tenir.

Citoyen Lambda milite pour plus de justice tout en fauchant un enfant dans les rues de sa ville qu'il connait si bien. Il cherche toujours une excuse à ses excès de vitesse.

Citoyen Lambda a peur de l'avenir, a peur pour ses petits enfants, mais pas au point de changer son mode de vie. Faudrait pas exagérer !

Citoyen Lambda pleure le jour, râle, se plaint puis le soir venue s'enivre au nom du savoir vivre, de la french-way-of-life. Il est alors prêt à tuer ces barbares qui ne savent pas vivre.

Citoyen Lambda a une notion étrange de l'égalité, il se sent plus égal que le citoyen Oméga.

Je n'aimerais pas être Citoyen Lambda et pourtant parfois.... j'ai peur.

jeudi, août 2 2012

Jambes lourdes

Prend tes jambes a ton cou,
le monde t'attend au tournant
et toi tu meurt d'envie 
de croquer 
la pomme de discorde

tu vis 
au cœur des blocs
hurlant 
ta haine de l'ordre
criant 
ta peur du silence
faisant
se culbuter
les mots dans ta bouche

ta vie est une longue série d'échecs 
s'alignant comme les soldats 
d'une bataille qui n'aura jamais lieu
et toi tu restes a regarder la mort dans les yeux
attendant un signe
une parole
un discours
pour donner l'absolution 
à ceux qui ne vivent pas 
sur ta planète 
de douleur
Tu as peur
que tes jambes
stoppent 
et arrêtent ta vie 
sans reliefs

vendredi, juin 15 2012

Pour Marina

(en hommage a cette petite fille victime de la barbarie de parents indignes. voir ici)
Bonsoir maman
il faut dire bonsoir a sa maman
même si parfois
elle est méchante
même si parfois maman elle tape fort
même si parfois maman elle crie
même si souvent je pleure dans mes draps rose
même si mon doudou ne peut rien pour moi
je dois être gentille
car maman
est fatigué

quand les gendarmes m'ont demandé
pourquoi mon corps était marqué
plein de bleu
je leur ai dit que c'était de ma faute
que je me cogne dans les meubles
que je suis maladroite
c'est de ma faute
ma faute
je ne suis pas assez gentille
pour maman et papa

j'ai menti
je ne veux pas qu'on me prennent
mes parents
je vais essayer d'être mignonne
sage comme une image
une gentille petite fille
bien élevée.

jeudi, mai 24 2012

le grand départ

Ils sont partis
un beau matin
par un beau matin
tous ensemble
ils ont pris leur clic et leur clac
et ont marché vers l'horizon
puis
plus rien
depuis les hommes moins courageux
attendent
qu'ils reviennent
mais
jamais plus ils n'ont franchi l'horizon

jeudi, mai 3 2012

L'échappée

La vie est une course folle
Vers la non vie
du dehors vers le dedans
du mobile vers l'immobile
elle commence
etincelle
elle finie
braise
encens au mieux
elle ne chauffe
ou detruit
la vie est une echappée solitaire
vers l'infini
quand c'est fini
vers un port
inconnu

René Magritte

lundi, mars 19 2012

Peurs

il me vient parfois des peurs
quand je vois toute l'horreur
dont est capable l'homme
pour defendre une idée
pour défendre une conception
Il me vient parfois des peurs...

samedi, mars 3 2012

L'Enfant au bord de la ville

Il est assis
Au bord de la ville
Regardant les voitures
Qui passent sans arrêt 

Il est assis 
Pour passer le temps 
dans ce bidonville
Au bord de la ville
Au bord du néant

Il est assis en attendant
Que la vie lui sourie
En attendant de pouvoir sortir de ce monde de silence
Qui annule les espoirs à grand coups de desespoir
A grand coup de misère

Il est assis 
et il pleure.

mardi, décembre 27 2011

La Fourmi et la cigale

Une fourmi rêvait de devenir reine des animaux.
Tout les jours, toutes nuits, elle ne pensait plus qu'a cela, ça en devenait une obsession.

La Cigale, sa voisine qui passait ses journées a chanter et ses nuits a danser, voyait bien que la fourmi n'allait pas bien.
Elle qui d'habitude était si industrieuse, se laissait aller
.
Son jardin, d'habitude si bien entretenu était envahit pas les mauvaises herbes.
Sa maison était, quand a elle, envahit par la poussière et çà et là trainaient des vêtements sales et la vaisselle s'amoncelait dans l’évier.

La Fourmi passait ses journée à rêver de gloire, à faire des plans de conquête du pouvoir.
Elle descendait le matin sur la place publique, haranguant les autres animaux pour qu'ils l’élisent reine des animaux à la place de ce gros balourd de Lion qui passait son temps à dormir.
Elle criait à qui voulait bien l'entendre que sous sa gouvernance tous aurait travail et prospérité, citant en exemple ses pareilles qui étaient restées a la fourmilière, travaillant encore et encore, sans relâche, au bien être de leur colonie.

Mais, les autres animaux, n'avait que faire de ses discours.
Ils finirent par fuir la place publique, lassés par l'oratrice.
Un matin, la place resta déserta, la fourmi s'y retrouva seule.
Elle attendit le matin suivant, se disant que les autres animaux finiraient bien par revenir, mais rien ne se passa.
Et il en fut de même les jours suivants.

La Cigale, voyant cela, essaya de la raisonner.
De lui faire comprendre que les autres animaux n'étaient pas des fourmis, qu'ils n'avait que faire de travailler puisque tout leur étaient donné grâce à la générosité de Dame Nature.
Elle essaya de montrer à la fourmi que tant que chacun respectait l'équilibre naturel, tous pourraient vivre a leur gré.

La fourmi ne voulut rien entendre.
La cigale lui dit alors de conquérir au moins sa fourmilière, qu'une fois reine des fourmis, elle pourrait peut-être conquérir le royaume des animaux.

C'est ainsi que la Fourmi retourna vivre dans la fourmilière et tenta en vain de conquérir le pouvoir.
Jamais elle n'y parvint car les fourmis n'avaient que faire d'un bavarde.

La fourmi finit pas mourir seule, abandonnée de tous, se disant qu'elle aurait du naitre chez les hommes, eux au moins l'auraient écoutée.


jeudi, décembre 8 2011

les morts sont de sorties ce soir...

...ils court dans la rue en silence bavant leur insomnie sur la vie morne des vivants.

Les morts sont la, assis sur le marbre froid, attendant le chant d'un oiseau, la larme au yeux, ils attendent désespérément que le messager du printemps ne les sortent de la longue nuit de l’hiver.

comme dans un film américain les mort marchent et dansent dans le monde attirant dans leur sillage les enfants des vivants en donnant l'impression d'être la vie a ceux qui innocemment les croient

les morts sont de sortie ce soir et le monde est là prêt a les accueillir comme des vivants.

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