Jean Baptiste Clément est un chansonnier, auteur de la célèbre chanson "le temps des cerises". 

Il est né en 1836 et est mort en 1903. 

Militant socialiste, il collabore au "Cri du peuple" de Jules Valles. En 1867, il est contraint de se refugier en Belgique. C'est là qu'il écrit sa plus célèbre chanson "Le temps des Cerise"

De retour a Paris, il est condamné pour avoir participé a des journaux non agrée par Napoleon III. Il est emprisoné a Sainte Pélagie, jusqu'au début de la Commune.

Combattant sur les barricades, il participe activement a cette époque révolutionnaire et vit de près la fin tragique de la commune appelé "semaine sanglante" ce qui lui inspira une autre de ses chanson célèbre.

Son activité révolutionnaire, l'oblige a s'éxiler de nouveau. Il est condamné a mort par contumace en 1874. 
Gracié en 1879, il rentre en France et reprend son activité militante, qu'il n'arrêtera plus jusqu'à sa mort.



Le temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur !

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles…
Cerises d’amour aux roses pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang…
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises :
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune, en m’étant offerte,
Ne pourra jamais fermer ma douleur…
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !


La communarde

Comme des rats dedans Paris
Par trahison on nous a pris ;
Le macadam et les pavés
De notre sang furent lavés,
Lavés et tant lavés
Qu'ils en sont déjointés.

Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon;
Nom de nom !

Les gredins de capitulards
Ont mitraillé les communards,
Mais devant messieurs les Prussiens
, Tremblants comme des petits chiens,
Ils ont vendu leur peau,
Leur pays, leur drapeau.

Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon;
Nom de nom !

Tous les Thiers, tous les Mac -Mahon,
Pour se laver de leur affront,
Ont voulu prendre un bain de sang
Ils l'ont pris en nous égorgeant.
Mais ils en ont tant pris
Qu'ils en sont avachis.

Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon;
Nom de nom !

Mais avec eux, ça n'est pas tout,
Les bons bourgeois ont fait le coup.
Et comme en Juin, tous les premiers,
Ils ont traqué les ouvriers.
Et nous savons qu'alors
Trent'-cinq mille en sont morts
!
Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon;
Nom de nom !

Pour faire bien sans être long,
La mitrailleuse avait du bon.
Qu'on en soit ou qu'on n'en soit pas,
Ils les ont fusillés au tas !
Pour eux un ouvrier
N'est qu'un bon à tuer.

Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon;
Nom de nom !

Tous les bagnes, tous les pontons,
Tous les forts, toutes les prisons,
Ont regorgé de malheureux
A moitié nus, le ventre creux ;
Pendant que leurs bourreaux
Mangeaient de bons morceaux.

Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon;
Nom de nom !

Avec les bourgeois aujourd'hui,
Entre nous tout est bien fini.
Quant aux gendarmes, aux roussins,
Aux fusilleurs, aux assassins,
Leur compte sera bon
Aux jours du rigodon !
Dansons la…
Que voulions-nous : la Liberté
Et le bien de l'humanité.
Pour nous venger des chenapans
Il nous faut faire des enfants,
Et faire des gaillards
Et de francs communards !

Dansons la communarde
Et tenons bon ! (bis)
Dansons la communarde,
Et tenons bon, nom de nom !