Jean Robertet est l'un des membre d'une famille ayant donnée naissance a plusieurs hauts fonctionnaires entre le XVe et XVIe siècle. 
Né au début du XVe siècle et mort en 1502/3, il a suivi le famille des duc de Bourbons jusqu’à la cour des rois.
Contemporains de Villon et ami de Charles d'Orléans, il est un poète de bonne renommée, ayant participer a l'écriture des "Douze Dames de Rhétorique ". 
Voici l'une de ces oeuvre parmi les plus connues :

Je meurs de soif auprès de la fontaine ; 
Je treuve doulx ce qui doit estre amer ;
J'aime et tiens chiers tous ceulx qui me font haine,
Je hé tous ceulx que fort je deusse amer ;
Je loue ceulx que je deusse blamer,
Je prens en gré plus le mal que le bien ;
Je vais querant ce qu'à trouver je doubte ;
Croire ne puis cela que je sçay bien,
Je me tiens seur de ce dont plus j'ay doubte.

Je prens plaisir en ce qui m'est atayne ;
Ung peu de chose m'est grant comme la mer ;
Je tiens de près celle qui m'est loingtaine,
Je garde entier ce que deusse entamer,
Saoul suis de ce qui me fait affamer ;
J'ay largement de tout, et si n'ay rien,
J'oublie ce que plus à cuer je boute ;
Ce qui me lasche me tient en son lien :
Je me tiens seur de ce dont plus j'ay doubte.

Je tiens pour basse chose qui est haultaine ;
Je fuy tous ceulx que deusse reclamer,
Je croy plus tard le vray qu'une fredaine ;
Tant plus suis froit, plus me sens enflamer ;
Quand j'ay bon cuer, lors je prens a pasmer,

Ce que j'acquiers je ne tiens pas pour mien,
Je prise peu ce qui bien chier me couste ;
Sote manière m'est plus que beau maintien,
Je me tiens seur de ce dont plus j'ay doubte.

Prince, j'ay tout, et si ne sçay combien :
J'atire à moy ce qui plus me déboute ;
Ce que j'esloigne m'est plus qu'autre rien ;
Je me tiens seur de ce dont plus j'ay doubte.