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Ce sont les cendres qui restent de l’or perdu –
Après tant de pertes, tant d’humiliations
Et chaque rocher se brise et s’émiette
Devant de telles cendres.

La colombe éclatante et nue
Á nulle autre pareille.
La sagesse de Salomon
Sur toutes les vanités du monde.

Blancheur terrible, craie
D'un temps sans fin.
Mais si le feu incendiait mes murs
Dieu lui se tenait à mon seuil!

Délivré de toutes les contraintes,
Triomphant des songes et des jours,
Flamme née de ce blanc précoce
L'esprit monte tout droit !

Non vous ne m'avez pas trahie,
Années, ni prise en traître!
Dans ces cheveux déjà blancs
C'est l'éternité qui l'emporte.