Chrysalide de Feu

CATELIN Michel


Opéra cosmique


les vagabonds cosmiques
volent seuls
de rèves en rèves
ils s'inventent des nuits satinées
par les profondeurs
de leurs delires extatiques

Anges aux ailes de cristal
ils survolent des espaces infinis
où scintillent la Belle aux Cheveux de Vent

Vagabonds sans armes
ils nagent au dessus de chemps de batailles immobiles

Guerriers jusqu'au bout de larmes
ils explorent des la moiteur des silences

Un costume d'acier masque leurs coeurs d'or


ils observent les reflets des miroirs
discourent avec des fantomes d'amertume
posés sur des piédestals lucides
ils fuient
ils fuient la VILLE

La Ville imense trame
La Ville a l'oeil neon
La Ville cheveux laser
La Ville sourires autoroutes
La Ville mots ondes binaires
La Ville aux seins music-hall

La Ville La Ville immense aglomerat de sphères aves ses multiples eclats de lumière mornes qui resplendissent et se renvoient le spectre de leurs
decadences

l'image de leur vides interne

parfois des fous plantés au coeur d'une certitude
élèvent des temples sur des sols de sang
sacrifice au soleil
mais
le soleil agonise
lentement
étouffé par le tapis des haines obscures

les fous les fous ecument des vagues de transparences
laissent place à l'opacité de leurs pensées analphabétiques

Ils implorent
Ils implorent La Ville

o ville au coeur de ton sexe on etend la supplique
la complainte des enfants morts par procuration hertzienne
o pretresse du silence
ville aux multiples sphères
bulles humaines hypertrophiées
bulle humaines emprisonnées dans l'oubli
bulle vetement
bulle prison
bulle ville


ICI GIT LA DEPOUILLE MACABRE
DE LA DEMOISELLE FATALE
MAIS SI BELLE
QUI A CHARMEE
TANT D'HOMMES
DE TOUT HORIZON

LA LIBERTE

les vagabonds cosmiques
pensent seuls
d'Idées en idées
ils partent sur d'etranges vaisseaux
chevauchent des pur-sangs virtuels
quètant la vérité

les vagabonds cosmiques
pensent seuls
ballotés par les flots de la mer originelle
ils transmuttent des diaments
que volent les fous
comme pour faire illusion d'intelligence

les vagabonds cosmiques
brulent seuls
les totems des décervelés
ils en font un feu de joies
un raz de marées de photons
trop éblouissant pour être vu des fous


Vengeance des fous


decervelement de l'enfance
asservissement du rève
exil de la vie
massacre en forme de champigon
beton
mort
mais
(et ce mais pèse sur ta tête)
voici que les vagabonds cosmiques
à la tête d'une armees de fantassins surréèls
annoncent la bataille
la quète


FAITES SONNER VOS GUTARES
FAITES CHANTER LES VIOLONS
REVES DE NULLE PART
REVES DEMONS
LE COMBAT SERA LONG
IL EST DEJA SI TARD


pas de discours
ils sont inutiles
en ce monde de sourds


seulement le flots
flots intempestifs des rèves
flots de l'amours
arabesques de tes mains
sur mon corps cathédrale

vagabonds cosmiques
mes frères
il est temps de se battre

pour l'amour



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