![]() CATELIN Michel
il y a des cadavres exquis....
Transparence Phases Inversées Lumières vives Léopards grammaticaux Contours Rayon Bise Regard de clown Pleurs QUI Sommeil d'acier et silence de pierre Paroles de têtes Poussières de clowns
il y a des cadavres exquis dans le cerceuil de tes rèves
et tel un chien, tu renifles les poubelles de l'eternités....
Dephase tes origines les chauves souris androgynes courent dans les couloirs s'avancent dans le noir sans un sourire pas même un rire Dephase ton ame tous marchent et rament mécaniques de l'inexistence ventres vides coeurs rances l'oeil livide le cerveau empli de rides Dephase les obstacles brule les tabernacles pas un rève pas un glaive a l'ombre du café n'invente l'eternité Déphase ton cri ivre de vie brandis la torche devant les citernes internes-externes explose enfin. Sur une autoroute Eprise de doute le cercle s'enroule se perpetue cérémonie sur tes lèvres de nacres tout ce temps perdu a ecouter le chant des cigales inconsistantes proche d'un avenir catapulté au coeur de nos lanternes Fous du roi des Fous je contais des histoires qui venait s'entrechoquer sur l'horizon de nos amours Vois! les murailles du passés pleurent les frontières courir courir avant que notre ame ne se noie dans l'histoire cette nuit..... Verve infinie Rien n'arrète le félin caché derrière l'aspect du silence Dents acérées croquant les sphères Sculptures douillettes aux rires de cristal Miroir une de ces nuits où l'on tomberait amoureux de la première fée galactique une de ces nuits une de ces une de une mais toujours le léopard court sur la page de mes paroles déchirant l'ultime conscience du mes cris atones des racines tombent des cimes de la connaissance tandis qu'un papillon volage envole le lit de mes rivières nocturnes Prendre le file de mes vers pour oxygène et le sol de tes yeux pour etincelle initiale au big bang Une frise de l'église fut soudainement Emportée par la bise d'un amant en pleine hérésie La lune, pleine elle aussi enfourcha ses ray-bans pour fuir les rayons du soleil ce démon pour fuir les larmes des zazous qui regardent revoltés effarouchés la scène éthérée ou l'on voit deux amants attirées l'un vers l'autre irrémédiablement mais diablement vivants ! Un clown regarde le silence des pierres la violence des archétypes les balafres du rire les araignées monétaires l'appel du canapé le soir au fond des bras les prières de l'hélianthe le comique des violons la peur des c.. les licornes de la culture la vérité des politiques erronées l'espace des wc publics les chiffres de nos amours l'algèbre de nos gestes la sémantique des regards la sémiotique des absences la politiques des enfants la nef des fous hurlants le capital des horreurs la capitale du doute les sommeils de l'acier le silence des pierres la somnolence du granit l'usure des stèles l'ecoulement du haut l'écroulement de la vie la fuite des temps oubliés la ligne sans horizons le lointain si proche déjà le proche si loin maintenant les révolutions du velours le soi des courtisanes le silence assourdissant des mers le lointain ciel de l'occident le lointain mais eternel orient un clown regarde ce que tous regardent mais personne ne voient Crépuscule de nacre Groupuscule acre S'avançant vers un fiacre un soir de sacre PLEURS PEURS BOUM Silence au milieu du décors des corps morts l'oiseau à la faux d'or s'envole réclamant son obole de sang effluves d'automne monotones l'homme s'arrète regarde personne ne voit l'arète qui brule qui déchire l'homme autonome et toujours on court vers dieu sait quoi vers dieu sait qui qui ? tu avances sans même savoir ou se pose le fond de ta chaussure tu avances au milieu du paysage faconné par le grand poulpe qui sculpte et créé tes désirs une écharpe de silence tue la voix envellope l'esprit mort en toi atone tu t'agites tu entrechoques tes semblables en une trajectoire folle une course inutile bruit cascades nuit de brouillard musiques monocordes danse miroir tu avances seul dans le décors tunnel de l'absence Tu avances sans même voir les métreurs qui comptent classent énumèrent trient étiquettent comme pour faire volte-face au silence bientôt tu marcheras sur les os messie de la grande avenues des clochards il te faudra naitre supérieur ou hanter les enfers du monde bientot des colombes en treillis t'éveillerons chaques matin les pucelles sous cellophanes tenterons tes désirs hygiéniques bruleront ton corps ivre de vie bientot répertoire du silence territoires de l'absence les réseaux d'ADN se mutent en pierre cristallisent les derniers feux dans un sommeil de plomb fuis ! fuis la mort latente l'attente de la mort vis ! et bat-toi avec tes derniers rèves.............. MOI je trouverais une potion pour vaincre le démon MOI JE je fonderais un royaume pour vaincre l'aumone MOI MOI je créerais la modernité pour vaincre la pauvreté MOI MOI MOI JE je tuerais les derniers sages pour vaincre le chomage paroles ? ... dire dire qu'il y a les oiseaux dire su'il y a les enfants dire dire qu'il y a des fenètres ouvertes d'ou s'évadent les parfums les odeurs d'une vie dire qu'il y a des cordes et des chaises ou s'assoient des morts parfois dire dire qu'une plume plane une plume qu'un oiseau aura perdu comme d'autres perdent la raison dire dire que les bourreaux chantent des hymnes à la paix des ménages dire que de futurs morts naissent chaques jours chaques minutes chaques secondes... dire dire dire qu'il y a les pinsons les automobiles les ordinateurs les singes le fil à couper la terre en deux hémisphères cérébrales dire dire qu'il y a les fusils le crin le plomb le tapis pour prier ou se reposer les plastiques envahissant et bon sang le silence toujours le silence dire dire que tu es là près de moi heureuse et la bas au loin les coléoptères de métal avec leurs bruissement d'ailes qui tombent en éclats de sons sur le sable chaud brulant les coléoptères qui lachent leurs champignons dans la gorges des enfants couchés sur le sol les ailes collées l'oeil triste a mourir des enfants qui crient qui vomissent leurs peurs et la Terre la Terre les accompagne dans leurs marche funèbres mère mourrante elle secrète les larmes de leurs yeux absents larmes oh! ces larmes formeront un jour une mare de pustulence un cloaque au sein duquel dormira la bète qui tuera les derniers survivants de la longue agonie nucléaire larmes les larmes accoucheront des mouches mondes errantes des mappemondes crucifiées d'éclats de serpes et d'étoiles Champignons O dieu apocalypse négative étend ton bras sur le monde qu'on en finisse un fois pour toutes avec les massacres enluminés les couleurs tombent sur les hymnes militaires slogans / bras tendus / flon flon / etc.... je fuis je fuis les moi-je les je-sais-tout-monsieurs tout les émules de la peur les maniaques patraques les heureux les malheureux je revet le costume du bouffon du clown triste assis sur la plage face aux océans d'avenirs viens ensemble nous réinventerons le monde nous sèmeront la poussière de nos masques espérant faire bonne récolte espérons.... |