Chrysalide de Feu

CATELIN Michel


Poussières de Clown




il y a des cadavres exquis dans le cerceuil de tes rèves
et tel un chien, tu renifles les poubelles de l'eternités....






Ces gens aux cheveux bulldozers
qui observent l'impatience
à travers les fleurs mortes
de la creature

o belle de nuit
tu es toujours là


Ces gens aux oreilles monophoniques
qui n'entendent que les paroles acides
des quadrilatères


o belle de nuit
tu es encore là


Ces gens qui rèvent leurs mouvements
euphorie du geste
au pied du dieu jaune
qu'adorent les autochtones
en transes


o belle de nuit
créature d'ombre
tu es là
en moi
en lui
en nous
enfouie sous les decombres
de la raison


Lève toi
Lève toi Lazare
marche dans les corridors de la nuit
va à la rencontre de l'ame du violon


Lève toi
Lève toi Lazare
a la tête des Transparents
ces loques qui parfois hantent
mes nuits de papier
de papier



Il se lève
au dessus du monde
virevolte
une pirouette dans le cerveau
amuse gueules
dans les affres du cosmos


J'entend
la pluie
ruisselant
sur nos coeurs
plastiques

Il se lève
chante la melodie de l'O
et puis s'en va
rejoindre belle de nuit


belle de nuit voie galatée aux platines
quelle vie voie enlacée nos abîmes

belle de nuit
voie celeste
coeur de platine

battements initerrompus

des êtres multiformes
dansent autour de mon stylo
valsent sur le vide d'une page
o eternelle cassure du silence
ponctuée de ravins

battements initerrompus
toujous la vie
imprime son rythme régulier
aux pas d'une armée de pensées

ces gens
bustes noirs
comme les cheveux
de leurs dieux

ils oublient Lazare
la vie qui se lève
dans le noir
debordante de sève

la pluie ruisselle
sur nos coeurs plastiques
diluons nos
comme une perle
dans un océan d'huitres

la pluie la pluie ruisselle sur nos coeurs plastiques.



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Dephase tes origines
les chauves souris androgynes
courent dans les couloirs
s'avancent dans le noir
sans un sourire
pas même un rire

Dephase ton ame
tous marchent et rament
mécaniques de l'inexistence
ventres vides coeurs rances
l'oeil livide
le cerveau empli de rides

Dephase les obstacles
brule les tabernacles
pas un rève
pas un glaive
a l'ombre du café
n'invente l'eternité

Déphase ton cri
ivre de vie
brandis la torche
devant les citernes
internes-externes
explose

enfin.



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Sur une autoroute
Eprise de doute

le cercle s'enroule
se perpetue
cérémonie
sur tes lèvres de nacres

tout ce temps perdu
a ecouter le chant des cigales
inconsistantes
proche d'un avenir
catapulté au coeur de nos lanternes

Fous du roi
des Fous
je contais des histoires
qui venait s'entrechoquer
sur l'horizon de nos amours

Vois!
les murailles du passés pleurent les frontières
courir courir
avant que notre ame ne se noie
dans l'histoire
cette nuit.....



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Verve infinie

Rien n'arrète le félin
caché derrière l'aspect du silence

Dents acérées croquant les sphères

Sculptures douillettes aux rires de cristal

Miroir

une de ces nuits où l'on tomberait amoureux
de la première fée galactique

une de ces nuits

une de ces

une de

une

mais toujours le léopard court sur la page de mes paroles
déchirant l'ultime conscience
du mes cris atones



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des racines
tombent des cimes
de la connaissance
tandis qu'un papillon
volage
envole le lit
de mes rivières nocturnes




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Prendre
le file de mes vers pour oxygène
et
le sol de tes yeux
pour etincelle initiale
au big bang



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Une frise de l'église fut soudainement
Emportée par la bise d'un amant
en pleine hérésie

La lune, pleine elle aussi
enfourcha ses ray-bans
pour fuir les rayons
du soleil ce démon
pour fuir les larmes
des zazous qui regardent
revoltés
effarouchés
la scène éthérée
ou l'on voit deux amants attirées
l'un vers l'autre irrémédiablement
mais diablement vivants !



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Un clown regarde
le silence des pierres
la violence des archétypes
les balafres du rire
les araignées monétaires
l'appel du canapé
le soir au fond des bras
les prières de l'hélianthe
le comique des violons
la peur des c..
les licornes de la culture
la vérité des politiques erronées
l'espace des wc publics
les chiffres de nos amours
l'algèbre de nos gestes
la sémantique des regards
la sémiotique des absences
la politiques des enfants
la nef des fous hurlants
le capital des horreurs
la capitale du doute
les sommeils de l'acier
le silence des pierres
la somnolence du granit
l'usure des stèles
l'ecoulement du haut
l'écroulement de la vie
la fuite des temps oubliés
la ligne sans horizons
le lointain si proche déjà
le proche si loin maintenant
les révolutions du velours
le soi des courtisanes
le silence assourdissant des mers
le lointain ciel de l'occident
le lointain mais eternel orient

un clown regarde ce que tous regardent
mais personne ne voient



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Crépuscule de nacre
Groupuscule acre
S'avançant vers un fiacre
un soir de sacre

PLEURS

PEURS

BOUM

Silence

au milieu du décors
des corps
morts
l'oiseau à la faux d'or
s'envole
réclamant
son obole
de sang



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QUI


effluves d'automne monotones
l'homme s'arrète
regarde

personne ne voit l'arète
qui brule
qui déchire
l'homme
autonome

et toujours
on court
vers dieu sait quoi
vers dieu sait qui

qui ?



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tu avances
sans même savoir
ou se pose le fond de ta chaussure

tu avances
au milieu du paysage
faconné par le grand poulpe
qui sculpte et créé tes désirs

une écharpe de silence
tue la voix
envellope l'esprit
mort en toi

atone
tu t'agites
tu entrechoques
tes semblables
en une trajectoire folle
une course inutile

bruit cascades nuit de brouillard
musiques monocordes
danse miroir
tu avances seul
dans le décors
tunnel de l'absence

Tu avances
sans même voir
les métreurs
qui comptent
classent
énumèrent
trient
étiquettent
comme pour faire volte-face
au silence

bientôt
tu marcheras sur les os
messie de la grande avenues des clochards
il te faudra naitre supérieur
ou hanter les enfers du monde
bientot
des colombes en treillis
t'éveillerons chaques matin
les pucelles sous cellophanes
tenterons tes désirs hygiéniques
bruleront ton corps ivre de vie
bientot

répertoire du silence
territoires de l'absence
les réseaux d'ADN se mutent en pierre
cristallisent les derniers feux
dans un sommeil de plomb

fuis !
fuis la mort latente
l'attente de la mort
vis !
et bat-toi avec tes derniers rèves..............




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MOI
je trouverais une potion
pour vaincre le démon

MOI JE
je fonderais un royaume
pour vaincre l'aumone

MOI MOI
je créerais la modernité
pour vaincre la pauvreté

MOI MOI MOI JE
je tuerais les derniers sages
pour vaincre le chomage


paroles ?
...



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dire
dire qu'il y a les oiseaux
dire su'il y a les enfants
dire dire qu'il y a des fenètres ouvertes d'ou s'évadent les parfums les odeurs d'une vie
dire qu'il y a des cordes et des chaises ou s'assoient des morts parfois

dire
dire qu'une plume plane
une plume qu'un oiseau aura perdu comme d'autres perdent la raison
dire dire que les bourreaux chantent des hymnes à la paix des ménages
dire que de futurs morts naissent chaques jours chaques minutes chaques secondes...
dire dire dire qu'il y a les pinsons les automobiles les ordinateurs les singes le fil à couper la terre en deux hémisphères cérébrales

dire
dire qu'il y a les fusils le crin le plomb le tapis pour prier ou se reposer les plastiques envahissant et bon sang le silence toujours
le silence


dire
dire que tu es là
près de moi
heureuse et la bas au loin
les coléoptères de métal avec leurs bruissement d'ailes qui tombent en éclats de sons sur le sable chaud brulant
les coléoptères qui lachent leurs champignons
dans la gorges des enfants
couchés sur le sol
les ailes collées
l'oeil triste a mourir
des enfants qui crient
qui vomissent leurs peurs


et la Terre
la Terre les accompagne dans leurs marche funèbres
mère mourrante
elle secrète les larmes de leurs yeux absents



larmes
oh! ces larmes formeront un jour une mare de pustulence un cloaque au sein duquel dormira la bète qui tuera les derniers survivants de la longue agonie nucléaire

larmes
les larmes accoucheront des mouches mondes errantes
des mappemondes crucifiées d'éclats de serpes et d'étoiles

Champignons
O dieu apocalypse négative
étend ton bras sur le monde
qu'on en finisse un fois pour toutes avec les massacres enluminés
les couleurs tombent sur les hymnes militaires
slogans / bras tendus / flon flon / etc....

je fuis
je fuis les moi-je
les je-sais-tout-monsieurs
tout les émules de la peur
les maniaques patraques
les heureux les malheureux
je revet le costume du bouffon
du clown triste assis sur la plage
face aux océans d'avenirs

viens
ensemble nous réinventerons le monde
nous sèmeront la poussière de nos masques
espérant faire bonne récolte

espérons....


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