Attendre un geste un regard
une main dans la main
attendre le signe
à l'horizon du livre d'or
lire entre les lignes
une promesse du destin
Oeuvre d'art
C'est comme un silence avec des mots à l'intérieur
le ciel fuyait au loin
comme si il avait peur
de la vie, de la mort, allez-savoir?
Ces choses là arrivent sans que l'on saches pourquoi
Un jour, on es là
heureux, survivant
et le soir on se retrouve entrainné par des lame d'angoisse
la peur du lointain nous envahit
certains massacrent alors des statues
d'autres adorent des candelabres
ou cessent de manger de la viande
(c'est si beau un agneau, et puis ça a l'air gentil)
Moi j'aurais aimé peindre le monde
ou le reconstruire... à mon gout....
architecte de l'univers parallèles 1024
cela sonnait bien à mes oreilles
et mes yeux en salivaient d'envies.
Mais, je ne suis qu'un acteur
un pion parmi d'autres
un molécule perdu dans le grand tout
un atome...
certains certains disent que je suis fou
d'autres me trouvent seulement bizarre
mais je m'en fous
comme un clown derrière son fard
j'essais de rendre le masque parfair
mais je n'en suis pas moins homme
au dela des pleurs et des rires
comme un papillon je deviens oeuvre d'art
pour un instant dans l'univers
Dauphins
oh, bien sur, il y a la vie
la vie avec ses étoiles
ses constellations lointaines
ses multiples radeaus dérivant à l'infini
et puis, le vent
le vent qui souffle sur nos visages enflammés
nos regard se tournent vers le ciel
toujours le ciel
comme des dauphins nous cherchons à l'atteindre
lui et ses nuages éternels
nos cris resonnent dans la nuit
multiples appels
sous la barque vibre l'océan
celui dont nous avons si peur
celui qui toujours rappelle les dauphins à lui
l'océan protecteur
étendue aux silences infinis
aux profondeurs inépuisables
et puis, il y a les oiseaux
les oiseaux
Dieux des dauphins
dieux aux chants colorés
aux plumes sonores
mais voilà
nous ne sommes pas des oiseaux
ni des dauphins d'ailleurs
La reine des profondeurs
Voilée
une main sur la bouche
une clef autour du cou
elle avance
secrète
éternelle source d'espoir
jaillissant comme un fontaine de jouvence
maitresse de la peur
ou du bonheur
elle est la vie
elle est ma mort
l'espoir ou l'horreur
elle vous possède
vous entrainne dans son courant
fleuve majestueux ou torrant impétueux
rien ne lui resiste tout lui cède
elle est en toi
elle est en moi
elle est le même pour tous
génératrice de fantasmes
génératrice de fantomes
stripteaseuse ou bonne soeur
elle tient ton coeur
quoi que tu fasses
elle est maitresse du siècle
monnaie trébuchante
une roue qui tourne
mage aux multiples sortilèges
elle nous mène à la tombe
aussi assurément que le joueur de flute
entrainant nos obssesions derrière elle
elle est la vie
elle est ma mort
Vénus ou Héra
elle détient la clef
La sortie.
sortir
sortir de la gangue
loin loin de la langue
se débarasser de la coque
descendre du socle
fuir les piédestals
les lumières pales
crier sa haine
porter sa peine
chanter l'aurore
se sentir fort
les plumes allument
le feu le jeu
lentement elles se déploient
loin des regards des lois
et commence l'envol
au dessus du sol
la vie la ville s'eloigne
enfin libre
au dessus des nuages
on oubli son age
on se détache des fibres
le monde enfin sourit
Celui qui regarde
Qui es-tu donc toi qui me regarde vivre ?
Qu'attends-tu de cette observation lente ?
Ton regard est comme celui d'un homme ivre
Qu'on croit profond et qui soudain dévale la pente
il me semble te voir derrière chaque regard
il me semble t'endendre derrière chaque mot
derrière le masque le fard
derrière la musique le mélo
observateur muet
visage fermé
tu es là à me regarder
ne laissant deviner tes pensées
Comme le soleil éclaire la terre
Dirige mes pas vers la lumière
main dans la main fuyons le vacillement
l'écoeurement qu'engendrent les désirs ardents
Prière au guide
guide moi vers le soleil
éloigne mon esprit de la nuit
que plus rien ne soit pareil
à cette ardente agonie
a cette débauche de sommeil
qui tue l'esprit
guide moi vers la lumière
loin des flammes du désir
épure mes sens comme l'air
qu'ils soient d'invisibles zéphirs
me poussant loin d'hier
loin de la peur loin des soupirs
que ma vie soit une prière
une sémaphore un abécédaire
qu'enfin je renaisse pur
aussi serein que l'azur
Routine de la mer
La mer s'étend à nos pieds chancellant
que de fois nous rèvions d'océans
de plongeon au plus profond des sentiments
loin de nos illusions loin de nos tourments
Sur le sable chaud d'une ile lointaine
nous oublions pour quelques temps le croquemitaine
les monstres gardant d'antiques fontaines
les forêts sombres aux clairières incertaines
Le soleil rechauffe nos corps usés par la vie
par des siècles de labeurs et d'insomnies
des décennies de tâches sans poésies
des années de cadences sans harmonies
bientot il faudra repartir
pour l'an prochain revenir
hypnotisé par l'espoir d'en finir
avec le feu glacé de l'ennui
le froid étouffant du néant
Espoir lointain
Etendards claquant dans le vent
mandala tournant devant des yeux d'argent
des yeux transparents
miroirs sans sentiments
o lointaines images d'un orient de rève
vous restes-il encore un peur de sève
ou êtes-vous condamner à rejoindre le passé
celui ou rodent nos fantasmes secrets
l'argent remplace l'or
le papier l'argent
et la roue tourne emportant
les derniers regrets morts
Pierres au soleil
érigeons cette pierre au soleil
que sa chaleur nous tienne en éveil
d'un cercle apprivoisons l'espace
que sa lumière illumine nos faces
rendons honneur à la force à l'énergie
qui nous porte tout au long de notre vie
érigeons un temple sur cette terre
qui depuis toujours est notre nourricière
ô hommes que l'esprit guide nos pas
car avec ce travail viendra le trépas
comme un sacrifice à l'au-delà
Pluie
La pluie tombe sur nos vies
humidifiant nos regards
qui sans le vouloir
regardent dans le noir
à la recherche de la lumière
de la chandelle qui eclaire
la route des paradis
qu'imaginent nos esprits
quand plus rien ne va
que le desert dans ses bras
enveloppe nos corps brulants
intranquilles, plein de tourments
La pluie tombe sur nos vies
souvenir de l'océan
de l'ancien temps
ou poisson sans souci
nous nous laissions porter
sans avoir à nous inquiéter
des lendemains qui déchantent
des chateaux qui nous hantent
espoirs d'une vie de palace
quand nos coeurs se lassent
de ne voir que noirceur
absence de bonheur
La pluie tombe sur nos villes
lentement baties pour nous proteger
ou pour nous isoler
des démons qui autrefois terrorisaient
nos ancètres serviles
et pourtant sources
derrière les apparences
fontaines de jouvence
loin des cris de la bourse
au fond des forêts des cavernes
se cachait la joie
pas celles des echoppes ternes
non, celle des vrais rois
ceux qui se gouvernent
avec la vie pour loi
Celui qui est
Si tu cherches celui qui est
fuis loin de celui qui hait
sa lumière est en toi, enfouis
elle te sonde, tu la fuis
Tu veux vivre sans Lui
Lui l'impossible, pourquoi serait-il?
tu préfères être seul sur ton ile
seul être doté d'une âme
le seul aussi qui s'arme
le seul a chercher un sens
au rythme de la transe
adepte de maya et de sa danse
Si tu cherche celui qui est
n'oublis pas celui qui hait
ses ombres sont en toi, tu en ris
tu les croies sources de vie
Tu ne peux vivre sans elles
tu ne crois plus qu'en elles
les initiatrices des tes plaisirs
qui lentement te font mourir
au plus profond de toi même
tu t'étonnes, tu cherche celui qui aime
tout te semble si froid
à toi qui croyait être le roi
alors cherches, cherches....
tel est peut être le sens ...
Expérience
Quand on regarde le monde
que l'on voit tout ces hommes surs d'eux
sur de la réalité de leur vie
on se dit que quelquepart, dans l'ombre
de leur folie il y a Ceux
qui regardent et rient
rient de la prétention
de la poussière des étoiles
à croire quelles emettent la lumière
Ils sont là
invisibles et pourtant si présent
pour ceux qui ont appris à les voir
Site crée par Antybul (Michel Catelin)
© CATELIN Michel - 2003