© CATELIN Michel
Chanter la déraison
quand certains ont peur de leur propre raison...
le chemin
reprendre le chemin
au milieu des étoiles opaques
brillent parfois d'étranges soleils
figures anémiques
blafardes
reprendre le chemin
à travers les nuages
vapeurs et folies
visages d'avenir
quand s'arretera la turbine du désirs ?
reprendre le chemin
en finir avec les vaguelettes
enfin nager dans le grand flot
au coeur du vivre
ivre dans la lumière
du jour naissant
desert
entend l'appel des sables
entend le souffle alimentant l'horizon
le connu nait de l'inconnu
le silence du bruit
l'ombre de la lumière
la vie change
poussée par la soif
au centre du desert
le vent souffle
Prince des pluies
les mots coulent
comme des torrents de laves
galops envahissant le silence
le rève reprend sa place
le corps vibre
Prince des pluies
connais-tu l'iris
de la belle
allongée au soleil
l'espoir du desert
attend ton baiser
la clef de tes gammes cristallines
Moyen-age
Dans la nuit hurlent les loups
machoires aux aguets
paysans, manants et fous
qui que vous soyez
fuyez!
les seigneurs de ces terres
exhalent d'amères douleurs
ils ne savent que faire
pour inspirer la peur
l'horreur
Dans la nuit hurlent les loups
mefiez-vous de ces carnassiers
paysans, manants et fous
qui que vous soyez
ils ont si peur que vous les voliez
si peur de l'enfer
de votre misère
qu'un jour a germer
en leurs esprits désequilibrer
l'idee de faire garders leurs bijoux
de faire garder leurs trophées
par d'horribles loups
fables, fariboles ou contes de fées
paysans, manants et fous
qui que vous soyez
mefiez-vous
le moyen age expire
craignez le pire
les loups sont devenus des chiens
Chevaux échappés
Chevaux imprimés sur lhorizon
plages orangées
vents et brumes matinales
sur la falaise
il hurle sa joie
à la course
lesclave a vaincu
le cheval
L'absolu verité
L'absolu verite est chose rare
et pourtant rois et dieux pretendent la detenir
comme un trésor que l'on vanterais
tout en ayant peur de le perdre
sagace est la sage ou le fou
qui oseras devoiler à la face du monde
la vanite de leurs pretentions
tout en faisant taire l'orgeuil de son ame
ivre de grandeur
Optimisme
Dire du monde qu'il va bien
Quand sur nos mains le destin
Ne signe plus que de futures agonies
Quand l'air lentement se rarefie
Vivre le sourire à plein visage
Quand meurent les rois mages
Dans un desert de pierres
De sang de sable et de fer
S'habituer aux long silences
Qu'impose parfois la science
Englués de luxe et denvies
Jusqu'à la mort la folie
Dire encore le mystère de la nuit
Quand s'impose le poid des insomnies
A nos yeux fatigués des lois de la gravitation
Des édits et décrets du dieu Talion
Vivre encore avec des mots
Un masque sur cette peau
Meurtrie par l'atmosphère
De haine violence guerre
Jusqu'à quand ?
Monotonie
o
monotonie des jours sans vies
quand rien ne viens du ciel
si ce n'est quelques gouttes de pluie
nectar de la terre eternelle
o
monde enivrant
combien d'existences à parcourir
avant la métamorphose
solide gaz eau
cercle sans fin
tel ce serpent enroulé sur lui même
sans vergogne
ni complexe
o
arcanes mysterieuses
pour l'étranger à la langue fleurie
mais inutile en ce pays
non
decidement la monotonie
n'est que l'eternelle recherche d'un dictionnaire
pour écraser la mouche qui ose voler
alors que nous sommes écraser
sous le poid de la pesanteur.
Contre-monotonie
Vivre sans la moindre amertume sans un mot
vivre vivre la vie comme on fait l'amour
symphonie de caresses
imprssionisme du moment
sensibilité a fleur de peau
et puis il y a ce chanteur ce voleur de mots
Lui qui dompte le plus intrépide des enfants
et chevauchent le soleil sans rien en perdre
pas un rayon pas un plume incendiaire
pas un dard ni le moindre miel pour les sots
qui se reclame du monde et qui n'en sont pas
pas plus que moi l'archer
decochant une flèche printanière dans le coeur des amants d'une vie
le troubadour qui va vivre vivre une éternité
loin de l'instant de la seconde
sans un cri sans une pleurs vivre tout simplement
comme on déchire un vétement trop empesé
trops lourd de mauvais sentiments
et chanter comme un grillon
les mots valise les mots sensations
la fureur des revoltes incessantes
contre la mort contre l'inertie
Cri d'enfant
Notre sphère la terre est une grand-mère
plus que millenaire
et pourtant nos pères
ne semblent s'y complaire
que dans l'éphémère
engendrant de futures misères
Qu'il sera triste d'avoir vingt ans
a l'aube du troisième millenaire
la mort dans le sang
une enfance éphemère
le regard absent
Imprimerie
Soleil de plomb
encre de chine
étrange figurines
ombre et lumières
d'une écriture réverbère
de l'absolu
Soleil de plomb
du stylo polemique
à la plume poétique
qui grave l'esprit
pour de futures vies.
Chemin du sage
partir a l'aventure
sans un geste
sans armure
fuir la peste
et tout le reste
prendre son envol
vers l'autre sol
au dela de soi
etre de nouveau roi
apres l'eclair
au dela des voiles
le mystere
d'un visage
tapi dans le vent
comme un melodie
un accent
un point sur l'I
sentiment oublies
contrepoint
pour une idee
par une main
revivre le depart
s'eloigner du noir
de la mort
de la vie
a la mort
chemin du sage
loin des nuages
chemin du sage
sans age
toujours renouvele
Stagnation
Une longue nuit a commencée a poindre sur la ligne dhorizon
tangente a linfini
comme un arc tendu sur le vide
un pas de granit
lente avance de la chaleur a lorganisation
froide
ineluctable
cristaux aux trames eternellement recommencées
constellation
pont dinterrogation
en attendant le jour
la lumière
le grand flot de photons
vibration
intersection a lequation du monde
Plages vides
Longues plages vides que lon masquent
Non-dit vagues que lon fuit
Comme on craint le naufrage
la corde qui lache
Coupée par les mains noires le lespoir
Illusions, visages livides
qui, cachés derriere les vides
samoncellent sans souffrances
comme un tresor merveilleux
un ile sur laquelle on se refugie
lorsque plus rien narrete lassaut du silence
quand seul au monde
les étoiles ne signifient plus rien
que les constellations n'ont plus de trames
a quoi encore diriger le navire
vers quel horizon
quelles plages vides
Vibrer
Vibrer au sons de l'infini
se faire musique
danse
perdre le sens
de l'absence
enfin se tourner vers la chance
Oublier jusqu'a l'envie du cri
qui du fond de la gorge aneantit
tout gestes toutes sciences
jusqu'au mot-élégance.
Le temps des miroirs
Il est loin le temps où nous passions les miroirs
comme des enfants innocents
courant les champs
loin des vaines gloires
comme des amants
se recontrent dans la discrétion du soir
Les miroirs étaient comme ces puits
recelant des trésors d'eau
renvoyant la lumière de nos vies
sans trucages sans drapeaux
Mais les miroirs n'aiment pas la nuit
les plaisirs cachés
les insomnies
ils leurs faut le grand jour
pour nous reveler sans detours
la verité notre verité.
Traces
Echappatoires
longues files sur les traces du soleil
chacun attend
espère
l'orange vibre comme l'océan
et les pleurs bleues ruissellent des navires
avec leurs marchandises pour massacres
ou d'improbables eldorado
le sens a fuit les mots
comme il a fuit la vie
nimbant d'orgeuil le chariot solaire
chacun croit pouvoir le conduire
éclats de vies brisées
trajectoires effacées
buchers de poussières
tout voltige au dela du vide
du point zéro
et la lune seule
sur sur orbite attend
la rencontre fortuite avec l'astre
la révélation subite
l'éclat qu'elle pourra masquer
histoire d'oublier un peu
son long sejour chez la mort.
Oppression
Oppression obsessions
Demons à l'ame écarlate
Coeur tranchant
Absent
L'enfant pleure
de ses larmes naissent des mondes
de haines de souffrances
au bruit des bottes
au cliquetis des fusils
Oppression obsessions
Carcans d'images froides
Génération d'esclaves
Emasculés
Enfants éprouvettes
gérés par le grand computer
plein de bits
mais sans coeurs
Oppression obsessions
Loin du monde
sur un ilot d'esprit
des remparts sans vie.
La rue
Ferme la porte aux images
reste là
écoute!
emancipation
loin du béton
un rève de soie
une quète de soi
vitalité toujours désirée
dynamo absurdité
sexe appeal
papier glacé
sans pitié
Ferme la porte aux images
reste là
vois!
dehors la rue
l'espoir qui s'éffrite
lentement
devant la vie forcée
le pas cadencé
les idées-uniformes
les anémies-multiformes
E X P L O S I O N !!!!!
Ferme la porte aux images
reste là
sens!
la cassure
la blessure
la brèche dans la réalité
l'éternité
plus rien n'a d'essence
attends!
la délivrance...
Les gardiens du mur
ATTENTION !!!!!
Attention le mur
le mur va tomber
écraser la Terre
l'envelloper de poussière
masquer ton visage
ta blessure
ton fossé
gardien du mur
tranquillement adossé
à la frontière
entre hier et aujoud'huis
entre passé et futur desintégré
Les fantomes renaissent de l'humiliation
habillés de blanc ils exhortent
voilent le regard du passé
voilent les gardiennes de la tradition
Leurs voix rugissent
crachent des flots de sangs
rouge comme leur terre marquées par le soleil
oubliée par la lune
Fusils au poing
honte au creux des mains
o grenade
on repand le sang
o grenade
a-t-on oubliés la paix de tes jardins
Lentement
les gardiens ne gardent plus rien
le corps est là
l'esprit est loin
dans un passé glorieux
ou le prophète victorieux
ne permettait pas tout cela
le gardiens sont là
pres du Mur
Ils voient
Ils voient la debauche du soleil couchant
envahir le sol d'orient
detruire le coeur pur
des femmes impures
Ils voient
Ils voient l'argent roi du voisin
sans lequel ils ne sont rien
Ils voient
Ils voient qu'on marriera
la belle Khadija
à celui là
plus riche
mais ils s'en fichent
et rient seuls pres du murs
qui lentement les emmurent
Ils voient
Ils voient rien
Ils gardent les murs
de la mosquée
s'y confondent
pierres parmi les pierres
a quoi bon dechoir
autant exploser.
Répondre
Répondre aux signes
qui du fond des lacs
noirs
sans lumières
sont autant d'appels
de lampes torches
pétrole ciment du desert
Aller plus loin que le marin
plus loin que le destin
au dela des chemins de croix
des autoroutes du moi
Construire
des minarets
des clochers
phares sur l'ocean
guide pour l'esprit
pour le marin perdus
Répondre aux signes
qu'offrent le printemps
quand enfin blanche
la lumière englobe l'être
Passé
C'était un temps
ou nos rèves troublant
couleurs d'oceans
devastaient les plaines
les tourments les haines
ou la vie n'avait pas encore le gout
de chaines oxydées
d'amours érodés
d'etreintes mal terminées
Nous étions d'un autre monde
nous esperions une vie plus féconde
loin du quotidien du degout
nous creusions les fondations
de nos futures désillusions
et pourtant que d'espoirs nous avions
de quioi s'envoler loin
loin des matins a répétitions
Mais le present nous a rattrapés
lentement il nous a érodé
nous transformant en poussières
nous ramenant à la terre
à nos origines
comme dirait Darwin
peut être est-ce cela l'evolution ?
peut être est-ce cela la rancon
le prix à payer
pour la "vérité"...
Milles....
Parfois les étoiles s'allument pour toi
Parfois les mots dérapent sur les lois
Quand la vie les a érodés
Quand le silence les a éffacés
Parfois les étoiles brillent pour toi
Parfois la nuit ne peut plus retenir ses émois
Quand la floraison lactées apparait
pour quelques secondes d'extases feutrées
tout cela n'est que vie
rien que vie
abondance d'envies
loin de milles philosophies
loin de milles poésies
et puis...
et puis il y a la vie
qui passe
file entre les doigts
agile
comme un fil
subtile
comme la soie
et puis il y a le monde
qui tourne
sans jamais s'arréter
mobile toujours
fébrile
et puis il y a le soleil
qui brille
réchauffent nos corps
énergie de tout le delits
La vie le monde le soleil
et nous qui nous aimons.
Desert
Desert
interieur exterieur
toujours sur la gachette le malheur
pose sa main son image
prète au massacre à l'orage
détruire comme une fatalité
peste brune
mortalité humanité
absente demente
oeil svatika
main tendu
et toi tu rève de paix
toujours tu paieras l'illusion
au prix fort : la mort
Le chant des Ardents
Le feu brule mon corps
mais dejà
mon âme est dehors
Nous étions les Parfaits
Enfants de dieu
morts par le feu
Fils de la lumière
légers comme l'air
Nous étions les Parfaits
Le feu brule mon corps
mais dejà
mon âme est dehors
Aujourd'huis, ils sont fort
les seigneurs du nord
demain
ils seront morts
et l'on parlera encore
des Parfaits
morts sur leurs buchers
hérétiques
Le vent
Connaissez-vous le vent qui passe
Le vent qui jamais ne se lasse
de modeler de sculpter la face
de la madonne de l'église d'en face
Entendez-vous le vent qui mugit
le vent qui quelquefois ravi
quand Marylin d'une robe le defie
pour le bonheur de nos yeux éblouis
Mais le vent, celui de La Fontaine
quelquefois s'attaque aux chènes
et de sa voix puissante déracine
l'orgueil qui trops souvent fascine
Ce vent symbole de l'esprit
qui souffle sur les eaux de la vie
jamais je ne m'en lasserais
toujours je l'aimerais
Connaissez-vous le vent qui passe
le vent qui jamais ne se lasse
de remodeler sculpter la face
de la gargouille de l'église d'en face
Les Tours
Armures sculptures
Visages sans âmes
Tours / publicités
vide de sens / d'essence
paroi de verre
miroir refletant le ciel
vide
o emplir le vide
de vide
refleter l'univers sans le comprendre
à quoi bon aller sur la lune
quand on meurt à l'intérieur
à quoi bon décrocher la lune
quand nos enfants manquent de chaleur
l'espace meurt
on manque de place
d'audace
et on rève
on cherche la sève
ou le glaive
à quoi bon vivre
si c'est pour mourir
de ne pas vivre
Le gardien du seuil
Le gardien du seuil
a ouvert l'oeil
cyclope
au milieu du front
il appelle la mort
faucille
hurle l'agonie
du fonds des ténèbres
symbole énigmatique
poétique
l'écho frappe les murs
le vide glace le sang
blessure gerçure
métallique
robot androgyne
absent
et dire que le gardien
croyait encore aux fleurs
sauvages agonies
silence absence
lobotomie
Complainte de l'absence
Métal irrisé / mots torturés
écrans aux chairs vives
sentinelle nerveuse qui s'éclate lentement
sur la paroi brillante
nous sommes des regards perdus
les mots ne passent plus sur nos lèvres
métro bondés / vitrines pleines à craquer
mini-jupes sur des chairs mortes
cercles vicieux des vieux désirs
qui reviennent toojours s'abimer dans le néant
nous sommes des amants absents
l'amour n'existe plus que dans nos livres
guitares accordéons et chant d'abandons
vendeurs de réverbère pour aveugles
coincés dans un monde ou la lumière
c'est la fin de la chaleur des trames
où les rèves sont plaqués sur les murs
objets de spéculations boursières
nous sommes des jouets des tirelires de commercants
le dialogue est devenu commerce juteux
CONNEXION - RESEAUX
derrière le clavier
se cache
le démon du sablier
celui qui nous attache
nous rabache
que la vie est entre ses mains
du soir au matin
nous sommes des espoirs perdus
les mots ne passent plus que sur nos claviers
mourir de n'être rien
nous les fils de Dieu
crucifiés sur la croix de fer
d'une agonie virtuelle
en multimédia bien sur
absents nous sommes absents
CONNEXION - FIN.
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